6 choses du quotidien à éviter !

6 choses du quotidien à éviter !

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Nous avons tous des petites habitudes, anodines en apparence, comme notre manière de dormir, la façon de nous asseoir ou encore des idées reçues sur ce qui est bon pour nous, mais finalement certaines peuvent avoir des impacts sur notre santé. Sans s’en apercevoir, on adopte des réflexes au quotidien qui ne sont pas forcément très bons pour la santé. Pharma GDD met le doigt sur ces petites choses du quotidien que vous devriez changer ! Sans oublier que la modération est bien souvent la clé.

 

Utiliser trop de gel hydroalcoolique

Avant toute chose, il faut rappeler que les gels hydroalcooliques ont des propriétés bactéricides virucides et fongicides (tuant les bactéries, les virus et autres champignons) sans avoir aucun effet nettoyant. En d’autres termes, les bactéries meurent, évitant ainsi toute propagation vers d’autres personnes, mais elles restent sur vos mains. Les solutions hydroalcooliques ne remplacent donc pas le lavage des mains. D’ailleurs, celles-ci doivent être propres et sèches avant toute utilisation de ce gel, précise l’OMS. Mais ce que l’on connait moins, ce sont les effets de ces gels sur le long terme. Il faut savoir que les bactéries contenues sur nos paumes ne sont pas toutes mauvaises et certaines d’entre elles nous permettent de combattre les autres, plus mauvaises, notamment les souches plus résistantes aux antibiotiques. À force de tout aseptiser en voulant se protéger, on perd également notre meilleure défense immunitaire. Il est donc recommandé d’utiliser ces types de gel occasionnellement.

 

Dormir sur le ventre

Lorsque l’on dort sur le ventre, la tête est inévitablement tournée d’un côté ou de l’autre. Mais alors, si on ne se déplace pas en journée la tête tournée, pourquoi donc s’infliger une telle torsion toute la nuit ? Dormir sur le ventre peut sembler réconfortant pour beaucoup, mais ça l’est beaucoup moins pour les cervicales qui sont en tension pendant plusieurs heures. « Dans le corps, on compte cinq zones sensibles qui doivent être correctement alignées : la base du crâne, autour des épaules, au niveau du diaphragme et dans la région du bassin et du périnée. Or, en dormant sur le ventre tout est désaxé. Ingénieux, le corps va compenser comme il peut, au risque de générer des maux de tête à répétition voire des troubles de la mastication quand la mâchoire se fait douloureuse ainsi que des cervicalgies plus ou moins sévères.

En dormant sur le ventre, les muscles qui permettent la déglutition sont encore une fois en tension et la trachée est également gênée. Deux blocages qui ne favorisent en rien une bonne respiration. De même, la cage thoracique se retrouve compressée.

Si vous dormez sur le ventre sans replier une jambe, le dos ne souffre pas autant que l’appareil digestif ou les abdos. Mais pour celles et ceux qui dorment avec une jambe pliée, les risques de lordose (la courbure vers l’intérieur de la colonne) sont plus importants notamment chez les femmes car, à cause des hormones entre autres, les ligaments sont plus extensibles. Si vous pratiquez la méditation avant de dormir, ce ne sera pas suffisant si vous passez la nuit sur le ventre. En effet dans cette posture, on a tendance à se réveiller davantage à cause des difficultés à respirer et des fourmillements inévitables dans les mains ou les bras tant la circulation sanguine se fait difficilement. Et comme les muscles sont écrasés, ils n’ont pas le temps non plus de se reposer. Impossible donc de chasser les tensions de la journée pendant le sommeil. Il est préférable de dormir sur le dos car cette position permet une bonne répartition du poids du corps, et soulage les tensions de la colonne vertébrale. Idéalement, il est conseillé de glisser un oreiller sous ses genoux pour limiter la cambrure du dos. Sauf si vous souffrez de reflux gastro-œsophagien ou d’apnée du sommeil.

Croiser les jambes

Les femmes plutôt que les hommes ont tendance à croiser les jambes. Pourtant, cette position a de très mauvaises répercussions sur le corps. En effet, le bassin effectue une rotation lorsque la hanche se penche vers l’avant et qu’une jambe est disposée au-dessus d’une autre. Cet enchaînement postural engendre une torsion, des douleurs sur la colonne vertébrale ou aux fessiers. Par ailleurs, les tensions au niveau de la colonne vertébrale entraînent souvent des vertiges et des maux de tête qui peuvent-être intenses.

Le bas du dos et la hanche sont en même temps affectés par cette mauvaise posture. Ce qui peut conduire à une répétition de lumbago, à une sciatique chronique ou à la scoliose. Cette position provoque également des troubles veineux ou des perturbations du flux sanguin. Le risque de varices ou de phlébite est avéré si la pression intraveineuse augmente de manière significative.

Les femmes qui ont l’habitude de croiser les jambes sont éventuellement sujettes à des cystites et mycoses, ces troubles résultent des frottements répétés. Ils se manifestent par des sensations de brûlure. De plus, le microclimat créé par cette position est humide et chaud, ce qui provoque des infections… Donc prenons l’habitude dès demain de décroiser les jambes.

 

 

Manger (beaucoup) trop de riz

Riz blanc et diabète de type 2 : une augmentation du risque. Pour arriver à ce constat publié par le British Medical Journal, le Dr Qi Sun et ses collègues de la Harvard School of Public Health ont analysé les données provenant de plusieurs études de cohorte menées en Chine, au Japon, en Australie et aux États-Unis. Elles évaluaient l’apport alimentaire en utilisant des questionnaires de fréquence alimentaire. Elles ont inclus au total 352 384 participants. Sur une période de suivi allant de 4 à 22 ans selon les études, 13 284 nouveaux cas de diabète de type 2 ont été dénombrés.

Au final, le lien est clairement prouvé. Entre les populations qui consomment le moins de riz blanc et celles qui en mangent le plus, le risque augmente de plus de 50% dans les populations asiatiques.

Dans les pays occidentaux, l’élévation du risque est moins importante, de 12% seulement. Mais il reste que sur la population mondiale, à chaque portion quotidienne supplémentaire de riz blanc, le risque de diabète de type 2 augmente de 10%. Si vous êtes un grand consommateur de riz, privilégiez le riz brun, moins transformé que le blanc.

 

 Boire trop d’eau

Si l’homme peut se passer de nourriture pendant 3 semaines, il ne peut pas survivre plus de 2 ou 3 jours sans boire. De nombreuses fonctions vitales sont assurées par l’eau qui compose notre corps à 60-65%. Il est en général conseillé de boire entre 1,3 et 2 litres d’eau sur une journée. En effet, nous perdons à peu près 2,6 L par jour (la transpiration, la respiration, les urines, les larmes). Nous devons donc boire de l’eau en quantité suffisante pour compenser cette perte hydrique et éviter la déshydratation. Cela passe par les aliments que nous consommons, notamment les fruits et légumes, qui représentent un apport journalier d’1 litre. Le reste doit donc être apporté par l’eau de boisson, sachant que le métabolisme des nutriments produit environ 0,3 litre d’eau endogène. La soif permet de compenser les pertes hydriques de l’organisme. Cependant, il ne faut surtout pas attendre pour boire, car la sensation de soif signifie que le processus de déshydratation est déjà amorcé Mais alors, à partir de quand considère-t-on qu’il soit dangereux de boire beaucoup d’eau ? Il n’est pas conseillé de boire plus de 5 litres d’eau par jour.

Il est important de ne pas dépasser cette dose quotidienne, car il existe de vrais risques, à commencer par le coma hydraulique. Un peu comme le coma éthylique, il peut survenir lorsque l’on boit trop d’eau, trop vite. Le risque est de perturber l’équilibre fragile du sodium dans le corps. Normalement, le taux de sodium est identique dans le sang et dans les cellules. Mais si vous buvez trop d’eau, les reins ne peuvent pas drainer l’excès assez rapidement, ce qui entraîne une dilution du sang et une baisse de sa concentration en sel. Le risque est alors de provoquer un gonflement des cellules, et surtout celles du cerveau. Cela a pour conséquence d’augmenter la pression dans le crâne, avec, de possibles maux de tête voire une intoxication à l’eau (hyponatrémie) pouvant être mortelle.

La potamie est un trouble psychologique se manifestant par l’ingestion d’eau en quantité très excessive (jusqu’à 20L par jour), dans un but d’auto purification. Ces conduites s’observent chez des sujet perfectionnistes, atteints par ailleurs de troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie). Les risques sont très importants pour ces sujets qui risquent clairement une intoxication à l’eau, pouvant entraîner des conséquences neurologiques graves (œdème cérébral, coma).

L’hyperhidrose se traduit par une transpiration excessive. Il s’agit d’une réaction physique qui arrive lorsque l’on cherche à compenser une perte en eau due à la transpiration en buvant en quantité exagérée. Problème ? Lorsque vous buvez trop, le corps va chercher à se débarrasser de cette eau présente en excès dans l’organisme. De ce fait, on va beaucoup transpirer. C’est un cercle vicieux.

Enfin, boire beaucoup trop d’eau avant de dormir n’est pas conseillé. En effet, cela peut entraîner des réveils nocturnes fréquents, voire des insomnies. Durant le sommeil, notre cerveau secrète une hormone anti-diurétique qui ralentit le travail des reins afin que nous ne soyons pas réveillés pendant la nuit par une envie d’uriner. Mais boire trop d’eau avant le coucher (même 2 à 3 verres), perturbe ou annule cette fonction. Idéalement il faudrait boire tout au long de la journée afin de ne pas épuiser la fonction rénale et d’avoir le temps de bien absorber les minéraux. Pour un sommeil sans réveils, il est conseillé de cesser de boire environ 3h avant le coucher.

 

Supprimer le gras de son alimentation

Les autorités sanitaires ont révisé leur position pour rester en bonne santé, et même pour garder la ligne, il ne faut pas traquer le gras. Un tiers environ des calories apportées par nos repas doit provenir d’acides gras, tous ne sont cependant pas bénéfiques. Il faut privilégier les acides gras dits “essentiels”, ceux que notre organisme ne sait pas produire, comme les oméga-3.

De même, il ne faut  pas totalement bouder le cholestérol (jaune d’œuf, beurre,…). Autrefois méprisé, il se révèle nécessaire à la synthèse de nombreuses hormones (œstrogènes, cortisol…), à la constitution des membranes de nos cellules et au bon fonctionnement du cerveau.

Seuls les acides gras trans ou saturés, que l’on trouve en grande quantité dans les aliments industriels (biscuits, poissons panés, nuggets et autres plats fabriqués en usine) sont à fuir car ils élèvent le taux de mauvais cholestérol (LDL). La sardine et l’huile de colza, sont des apports de qualité qui regorgent d’acides gras polyinsaturés de la famille des oméga-3, indispensables à la souplesse de la peau, à l’intégrité de la rétine et à la robustesse du cœur. En outre, ils préviennent la prise de poids en empêchant les adipocytes d’emmagasiner davantage de réserve et sont aussi excellents contre le stress, la dépression et protège de la maladie d’Alzheimer.

Idéalement remplacez deux fois par semaine la viande par du saumon, du thon, du maquereau ou des sardines, qui sont d’excellents pourvoyeurs d’oméga-3. Plusieurs aliments d’origine végétale en contiennent aussi : huile de colza, de germe de blé ou de soja, ainsi que les graines de sésame, la mâche et les épinards.

Avocat et amande regorgent d’acides gras monoinsaturés, également appelés Oméga-9, qui jouent un rôle important dans la prévention cardiovasculaire. En ingérer quotidiennement freine la formation des caillots sanguins, à l’origine d’infarctus du myocarde. Cela diminue également le taux de mauvais cholestérol de 7,4% et le taux de triglycérides de plus de 10%, selon une étude californienne publiée dans la prestigieuse revue “Archives of Internal Medicine”.

Les meilleures sources d’acides gras monoinsaturés sont l’avocat (plus de 60% de ses lipides), les amandes (68%), les noisettes (76%) et l’huile d’olive (74%). On en trouve aussi dans le foie gras et le confit de canard, c’est pourquoi la fréquence des maladies cardiovasculaires est moindre dans le Périgord ou les Landes que dans le Nord de la France.

Levez le pied sur les graisses saturées qui sont apportées par les viandes, le beurre et le fromage notamment, elles sont montrées du doigt car elles tendent à accroître le mauvais cholestérol. Mais les chasser complètement de nos assiettes est un tort car elles augmentent aussi le taux de bon cholestérol (HDL), d’où un équilibre entre méfaits et bienfaits pour le cœur et les artères. Rien n’interdit donc d’en manger, à condition qu’elles ne représentent pas plus d’un tiers des acides gras de nos menus. Si on raffole du fromage, il faut alors se restreindre sur la viande, et vice-versa.

Il est essentiel de savoir ce que l’on mange et de bien contrôler les quantités et inutile de vous (en) priver !

 

Maintenant plus d’excuses pour ne pas changer vos habitudes !

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