97 % des Français “à l’aise” avec l’automédication

97 % des Français “à l’aise” avec l’automédication

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Face à la pénurie des médecins et aux délais d’attente pour obtenir un rendez-vous médical, de plus en plus de Français ont recours à l’automédication en cas de petits bobos. Pour mieux comprendre ce phénomène, les laboratoires Pierre Fabre et l’institut Ipsos se sont associés pour réaliser une grande enquête (1) auprès des Français sur l’automédication en premier recours.

L’automédication en réponse à un problème de santé bénin

Au cours de l’année qui vient de s’écouler, 8 Français sur 10 ont pratiqué l’automédication pour un problème de santé bénin, principalement pour soigner des maux de tête (77%) ou les maux de gorge (69%), des rhumes, des rhinites (63%) ou des problèmes de toux (62%). La grande majorité d’entre eux (97 %) se dit « à l’aise » avec cette pratique et la plupart (91 %) a au moins un médicament dans son armoire à pharmacie.

Qui sont les plus concernés ?

Dans le détail, ce sont avant tout les jeunes qui y ont le plus recours (85% des 25-34 ans), contre 80% pour l’ensemble des Français. Les cadres (85%) et les femmes (83%) sont également des populations pratiquant l’automédication à une fréquence un peu plus élevée que la moyenne.

Comment l’expliquer ?

Mais alors, pourquoi les Français adoptent-ils en grande majorité cette pratique ? 46 % d’entre eux indiquent que cela leur permet d’éviter de voir le médecin et 43 % invoquent le fait qu’il s’agisse de médicaments qu’ils prennent depuis longtemps.

En parallèle, les Français ont pris conscience d’une nécessité de réformer le système de santé. Si l’immense majorité d’entre eux reconnaît que le système de soins actuel offre des soins de qualité (89%) et est un pilier du modèle social français (88%), il n’en demeure pas moins que pour presque 3 Français sur 4 (72%) le système de santé est néanmoins en danger et il est urgent de changer les choses. Plus de 7 Français sur 10 (74 %) déclarent d’ailleurs que le remboursement des consultations, pour des problèmes de santé bénins, représente pour la sécurité sociale un coût important.

Quelle place pour les conseils du médecin et du pharmacien ?

Pour un problème de santé bénin, plus d’un Français sur deux (59%) considère que certaines consultations au cours de l’année auraient pu être remplacées, soit par un passage direct en pharmacie (52%), soit par un échange téléphonique (35%). Cela ne les empêche pas de faire confiance aux médecins généralistes ou spécialistes (97 %) ainsi qu’aux pharmaciens (93 %) pour les conseiller. Dans 56% des cas, ils ont d’ailleurs recours au conseil du pharmacien pour connaître le médicament qui leur conviendrait le mieux.

Internet : une nouvelle alternative

Qu’en est-il des conseils disponibles sur Internet ? Près de 20 % des sondés leur accordent déjà leur confiance en cas de pépin médical et 11 % ont déjà acheté des médicaments en ligne. Une pratique en plein essor qui permet de comparer facilement les prix et convient notamment aux personnes actives, aux plus isolées et aux achats intimes.

A lire aussi : Automédication : comment être sûr de ne pas faire d’erreur ?

(1) Enquête réalisée du 3 au 5 mai 2016, qui a permis d’interroger par internet un échantillon national représentatif de plus de 3 000 Français (représentativité assurée par la méthode des quotas appliqué aux variables de sexe, d’âge, de profession du chef de ménage, de catégorie d’agglomération et de région).

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