Allergies : plus de 1000 substances dans les vêtements visées par les...

Allergies : plus de 1000 substances dans les vêtements visées par les autorités

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Face aux cas d’allergies cutanées liés à certains textiles, l’agence de sécurité sanitaire française (Anses) et l’Agence suédoise des produits chimiques (Kem) proposent aux autorités européennes d’« interdire ou limiter plus de mille substances allergisantes» dans les vêtements.

Des concentrations de produits sensibilisants à ne pas dépasser

Cette proposition, faite à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), vise à « limiter la présence des substances sensibilisantes cutanées dans les articles textiles, cuirs, fourrures et peaux, vendus au grand public » afin de « mieux protéger les consommateurs », commente l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement.

En effet, l’agence avait mené en juin dernier une expertise permettant d’identifier les substances chimiques présentes dans certains articles incriminés. Il avait alors été recommandé d’abaisser le maximum réglementaire du chrome 6 dans la composition des articles en cuir et de fixer un niveau maximum pour le nickel.

Les agences française et suédoise ont réalisé une « évaluation des risques » pour « déterminer les concentrations maximales à ne pas dépasser pour ces substances afin de protéger les consommateurs ».

À la vue de ces travaux, il est proposé d’interdire dans ce type de produits «25 substances de la famille des colorants dispersés ayant des propriétés sensibilisantes ». Les colorants utilisés sont des colorants non solubles dans l’eau utilisés pour teindre les fibres synthétiques.

En attendant les alternatives, laver les vêtements neufs

Les deux agences proposent également des concentrations maximales à ne pas dépasser pour les autres familles de « substances sensibilisantes », dont le chrome 6 (1 mg/kg), le nickel, le cobalt, le formaldéhyde et 1,4 mg/kg de paraphénylène diamine (PPD).

Ces éléments sont utilisés pour fixer les couleurs foncées, la PPD est déjà interdite depuis 2005 dans tous les cosmétiques destinés à être en contact avec la peau et notamment dans les tatouages à base de henné. Elle reste autorisée pour les teintures capillaires, seulement si sa concentration ne dépasse pas 6%, et dans les textiles.

« Des alternatives chimiques existent notamment pour les colorants dispersés pour lesquels la substitution est faisable et déjà amorcée en Europe », souligne l’Anses.

À l’issue d’une consultation publique, l’ECHA formulera un avis sur la proposition. Il reviendra finalement à la Commission Européenne de « statuer sur l’adoption de cette restriction », indique l’agence sanitaire.

Lors de la publication de son expertise l’an dernier, l’Anses avait notamment conseillé de laver tout vêtement neuf susceptible d’être en contact avec la peau avant de le porter pour la première fois, afin de réduire tout risque d’irritations cutanées.

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