Anti-douleurs : quelles précautions ?

Anti-douleurs : quelles précautions ?

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Paracétamol, ibuprofène, aspirine… : on y a tous recours pour atténuer une petite douleur. Mais pour autant, pas question de les prendre n’importe comment.

Les différents types d’anti-douleurs

Paracétamol, ibuprofène et aspirine : on dispose de 3 antalgiques pour les douleurs d’intensité légère à modérée. Mais attention : ceux-ci ci n’ont pas les mêmes modes d’action. Explications.

Le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène sont tous antalgiques et antipyrétiques (contre la fièvre).

  • le paracétamol

Le paracétamol n’a pas de propriétés anti-inflammatoires. Il agit contre les douleurs musculaires, les maux de tête peu intenses, les règles douloureuses par exemple.

Son avantage : il entraîne peu d’effets indésirables. Toutefois, il existe un risque hépatique en cas de forte dose prise en 1 fois ou si de faibles doses sont répétées tous les jours.

  • l’aspirine

L’aspirine fait partie des AINS (Anti-Inflammatoires Non-Stéroïdiens). Elle agit aussi sur les douleurs inflammatoires : douleurs dentaires, entorse… L’aspirine est un peu plus rarement utilisée, car elle a tendance à favoriser les saignements. C’est pourquoi elle est utilisée à doses minimales en prévention de récidives d’infarctus du myocarde.

L’aspirine est contre-indiquée en cas de grossesse ainsi que chez les enfants, chez qui il y a un risque de syndrome de Lyell (dermatose).

  • l’ibuprofène

L’ibuprofène fait également partie des AINS. Selon le dosage, il ne s’utilise pas de la même façon : en 200 mg pour les douleurs peu intenses (maux de tête, courbatures…), et 400 mg pour les douleurs inflammatoires.

Attention aux personnes fragiles au niveau gastrique et souffrant de problèmes rénaux.

A savoir : L’aspirine et l’ibuprofène, contenant tous deux des propriétés anti-inflammatoires, sont contre-indiqués an cas de traitements anti-coagulants, de problèmes gastriques et de grossesse.

Les propriétés anti-inflammatoires peuvent masquer l’infection, au risque de voir celle-ci s’aggraver.

Peut-on associer paracétamol et ibuprofène ?

Du fait de leurs mécanismes d’action distincts et complémentaires : il est possible de les associer, à condition de respecter les doses maximales recommandées respectives et de les prendre en alternance, séparés d’au moins 3h. Mais pas question de combiner plusieurs AINS : vous ne feriez que cumuler leurs effets indésirables !

Anti-douleurs en vente libre : les précautions à prendre

La règle n°1 est de ne pas dépasser la dose maximale recommandée, et de respecter un délai minimum de 4 à 6h entre chaque prise.

Les différents types d’antalgiques sont à choisir avec précaution, en fonction du type de douleurs ressenties. Le principal risque reste le surdosage, du fait de l’automédication.

Pour tous les anti-douleurs, attention aux doses cumulées par erreur : il est recommandé de vérifier la DCI (Dénomination Commune Internationale) : il s’agit du nom de la substance active du médicament, permettant de ne pas associer plusieurs spécialités identiques.

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