Prudence avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) !

Prudence avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) !

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Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments indiqués pour soulager la douleur. L’aspirine et l’ibuprofène sont les plus connus. Disponibles sans ordonnance, ils sont régulièrement employés en automédication. Pharma GDD vous conseille pour une utilisation sans risque.

Quand utiliser les AINS ?

AINSLes anti-inflammatoires non stéroïdiens empêchent la production de substances inflammatoires lorsque l’inflammation devient gênante (rougeur, chaleur, gonflement, douleur).

Ils sont indiqués :

  • pour soulager la fièvre et les douleurs telles que maux de tête, états grippaux, douleurs dentaires, courbatures,
  • pour apaiser rapidement les douleurs articulaires (arthrose, arthrite, mal de dos…),
  • dans le traitement au long cours des douleurs de l’arthrose et des rhumatismes chroniques.

AINS : les précautions d’emploi

Les AINS doivent être pris ponctuellement en cas de douleur, de préférence au cours d’un repas pour diminuer le risque d’effets indésirables au niveau de l’estomac.

  • Pour l’aspirine, ne dépassez pas 3000 mg par jour, en 3 prises maximum, avec un intervalle minimum de 4 heures entre chaque prise.
  • Pour l’ibuprofène, prenez 200 à 400 mg par prise, en respectant un intervalle de 6 heures entre chaque prise, sans dépasser 1200 g par jour.

Le traitement par AINS ne doit pas être poursuivi plus de quelques jours sans avis médical :  en cas de fièvre, ne pas excéder 3 jours ; en cas de douleur, ne pas dépasser 5 jours de traitement.

Attention : vous ne devez pas associer plusieurs AINS, au risque de dépasser la dose maximale journalière et d’augmenter les effets secondaires.

Contre-indications et effets secondaires

Les anti-inflammatoires sont contre-indiqués en cas de varicelle, de grossesse, d’ulcère ou d’hémorragie digestive, d’insuffisance hépatique ou rénale sévère, d’antécédents de réactions allergiques. Même chose en cas de risque infectieux (comme c’est le cas avec le coronavirus), car ils masquent les symptômes et peuvent aggraver l’infection. C’est pourquoi le ministre de la Santé Olivier Véran a appelé à la prudence concernant leur utilisation en ne préconisant que le paracétamol pour traiter les symptômes bénins comme la fièvre et les maux de tête. Si vous êtes sous traitement chronique par AINS ou par corticoïdes, il faut prendre contact avec votre médecin traitant qui évaluera la conduite à tenir en fonction de votre cas particulier.

La prise d’anti-inflammatoires peut entraîner des effets secondaires comme des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées, douleurs d’estomac…), des phénomènes allergiques (urticaire, asthme…), des troubles neuro-psychiques (vertiges, céphalées, acouphènes…), une rétention hyposodée, une insuffisance rénale aiguë…

Chez les personnes âgées, il est important de prendre en compte le risque accru d’effets indésirables graves en raison de la polymédication qui expose à des risques d’interactions médicamenteuses et d’un terrain fragilisé (capacité rénale diminuée avec l’âge notamment).

Les anti-inflammatoires peuvent également interagir avec d’autres médicaments tels que les anticoagulants, le lithium (traitement des troubles maniaco-dépressifs), la ticlopidine (anti-agrégant plaquettaire), le méthotrexate (traitement du cancer), les dérivés salicylés (aspirine par exemple). Prudence également en cas de prise d’antihypertenseurs, de corticoïdes, d’antidépresseurs.

Quid des plantes et huiles essentielles

Il existe de nombreux végétaux utilisés en pharmacologie. On les retrouve soit dans des médicaments, dans des compléments alimentaires ou dans des huiles essentielles. Certains d’entre eux possèdent des propriétés anti-inflammatoires ou renferment des dérivés salicylés (proche de l’aspirine).

Comme nous n’avons pas de recul sur le covid-19 ni d’études scientifiques, la prudence s’impose quant à l’utilisation de ces plantes ou de leurs dérivés.

Parmi elles, on peut citer : le saule, le bouleau, la reine des prés, le cassis, le curcuma, la cannelle, le clou de girofle, l’ortie, le gingembre, la grande camomille, la mélisse, le romarin. Cela ne concerne pas leur utilisation en cuisine comme épices ou comme aromates mais en plus grande quantité dans des compléments alimentaires.

La plus connue des huiles essentielles anti-inflammatoires est sans contexte la gaulthérie, traditionnellement utilisée dans les douleurs articulaires ou musculaires. Elle renferme plus de 90% de salicylate de méthyle donc nous vous conseillons de ne pas l’utiliser durant cette période. Nous avons aussi l’huile essentielle de giroflier ou clou de girofle, de katrafray, de copaïba, de laurier, de romarin, de cèdre, de mandarine, d’hélichryse,d’ylang-ylang, de sauge sclarée, de gingembre, de patchouli, de thym à feuilles de sarriette, de poivre noir, de camomille, de matricaire, de lavande, de lavandin, d’eucalyptus citronné, de petit grain bigarade, de bergamote, de mélisse, d’achillée, de sapin blanc, de tanaisie, de citronnelle, de lemongrass, d’eucalyptus citronné, de verveine… Là encore par prudence, nous vous déconseillons la voie orale et la voie cutanée sur des zones étendues.

Cette liste n’est pas exhaustive, nous avons essayé de vous lister les plus connues. Comme toujours avec les huiles essentielles qui renferment des principes actifs puissants et concentrés, il est nécessaire de demander l’avis d’un médecin ou d’un aromathérapeute avant de les utiliser. Nous vous rappelons qu’elles sont déconseillées chez la femme enceinte ou allaitante, chez les enfants avant 6 ans, chez les personnes asthmatiques, épileptiques, ayant des antécédents allergiques.

Lire aussi : Anti-douleurs : quelles précautions ?

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