Bébés sans main ou bras : excès de cas en France

Bébés sans main ou bras : excès de cas en France

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bébés sans main Depuis plusieurs jours, un phénomène mystérieux fait beaucoup parler de lui dans la presse : dans certains territoires français et à seulement quelques mois ou années d’intervalles, plusieurs enfants sont nés sans main ou bras, alors que cela n’arrive habituellement que pour 2 naissances sur 10 000.

Face à cette recrudescence, Santé Publique France a conduit une investigation. Son rapport, publié aujourd’hui, conclut à un « excès de cas » dans certaines régions, mais ne permet pas d’en comprendre les causes.

Des cas similaires dans 3 territoires

Au total, trois territoires français ont été signalés et étudiés par Santé Publique France : l’Ain où sept enfants sont nés sans bras ou sans main dans un rayon de 17 kilomètres entre 2009 et 2014, la Loire-Atlantique avec trois cas observés dans la même école maternelle en 2013 et la Bretagne où quatre enfants sont nés avec cette malformation dans le même village entre 2011 et 2013.

Aucune cause identifiée

Dans l’Ain, l’analyse statistique « ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale » écrit Santé Publique France dans son rapport. Pourtant, d’après une épistémologiste au Remera (Registre des malformations en Rhône-Alpes), le taux de malformations serait 58 fois plus élevé que la normale. L’agence ajoute ne pas avoir identifié « une exposition commune à la survenue de ces malformations ».

En revanche, Santé Publique France conclut à un « excès de cas » en Loire-Atlantique et en Bretagne. Elle précise qu’« aucune exposition commune n’a été identifiée », malgré l’enquête menée auprès des mères pour chacun des cas signalés. Certaines hypothèses ont été écartées, comme la prise d’un médicament durant la grossesse, et d’autres restent encore en suspens. La proximité de zones agricoles pourrait être une explication possible, puisque trois des quatre mères en Bretagne vivaient à moins de 200 mètres de cultures céréalières. Néanmoins, rien ne prouve qu’il s’agisse effectivement de l’origine du problème.

Les parents s’interrogent

Une chose est sûre, les parents des enfants concernés ne croient pas au hasard. Certains attendent des réponses depuis déjà plusieurs années, après avoir contacté et relancé à plusieurs reprises les autorités sanitaires. Le rapport Santé Publique France ne fait finalement que renforcer les convictions, mais n’apporte pas encore de réponses précises. Dans l’Ain, des investigations complémentaires ne sont pas prévues. Pour la Loire-Atlantique et la Bretagne, l’agence s’est engagée à maintenir « une attention toute particulière à la survenue de nouveaux cas ».

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