Contraception naturelle : les femmes prennent des risques

Contraception naturelle : les femmes prennent des risques

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Depuis plusieurs années, la réputation de la pilule contraceptive est mise à mal. À tel point que certaines femmes s’en méfient, voire s’en détournent. Beaucoup n’hésitent d’ailleurs pas à revenir à des méthodes dites naturelles comme le retrait pour l’homme avant éjaculation ou l’observation de la courbe de température.

Populaires chez les jeunes femmes, ces méthodes de contraception sont pourtant loin d’être fiables à 100 %. Dans un communiqué, la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM) tient à alerter les femmes des risques encourus.

Contraception naturelle : un fort taux d’échec

Selon la Fédération, ces méthodes naturelles présentent un taux d’échec de l’ordre de 17 à 20%. Il est donc indispensable de savoir qu’une grossesse est possible, même si l’on utilise une application pour contrôler son cycle ou que l’homme se retire avant l’éjaculation.

« Il n’est pas toujours simple de repérer la période d’ovulation. La femme n’est pas un « robot » et ne fonctionne pas toujours comme un métronome » précise les gynécologues dans le communiqué.

Concrètement, ces méthodes peuvent être utilisées si les deux partenaires acceptent que la probabilité d’une grossesse soit plus élevée qu’avec les autres méthodes contraceptives. Cela peut être le choix d’un couple stable par exemple.

En revanche, la contraception naturelle est plus problématique lorsqu’elle est utilisée par des jeunes femmes sans compagnon attitré et pour qui l’idée d’avoir un enfant est encore loin. Le risque d’interruption volontaire de grossesse (IVG) est alors élevé. La FNCGM s’inquiète d’ailleurs de l’augmentation des IVG itératives, c’est-à-dire cumulées, chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans. « Pour 10% d’entre elles, il s’agit de la deuxième IVG et pour 4% d’entre elles, c’est la 3ème si ce n’est plus » explique les gynécologues.

Selon eux, l’idée selon laquelle « tout ce qui est naturel est bien et bon pour la santé » n’est pas toujours vraie. Depuis 40 ans, de nombreuses études ont démontré que « la contraception contribue à améliorer la qualité de vie et de santé des femmes ». Certains contraceptifs ont, par exemple, l’avantage d’apaiser les règles douloureuses ou le syndrome prémenstruel.

Quelles alternatives à la pilule contraceptive ?

La Fédération tient à rappeler aux jeunes femmes qu’il existe d’autres méthodes contraceptives que la pilule lorsque celle-ci ne convient pas. Il peut s’agir d’un anneau vaginal, d’un patch contraceptif, d’un diaphragme ou encore d’un dispositif intra-utérin. Sans oublier, bien sûr, le préservatif masculin ou féminin qui, au delà d’un moyen de contraception, reste, à ce jour, le seul moyen pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles.

L’idéal reste donc de consulter un gynécologue pour trouver la solution la plus adaptée à son mode de vie.

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