Des chercheurs australiens viennent de mettre au point un test de dépistage...

Des chercheurs australiens viennent de mettre au point un test de dépistage du cancer rapide et économique.

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Un échantillon de sang mélangé à un liquide pour savoir si vous souffrez d’un cancer. Voilà l’annonce prometteuse de chercheurs australiens, qui viennent de trouver une méthode accessible et économique pour détecter la maladie.

Aujourd’hui la méthode de dépistage du cancer est une biopsie. Le patient se fait prélever un échantillon de tissu ou de tumeur qui est par la suite examiné pour déterminer s’il contient ou non des cellules cancéreuses, le plus souvent par analyse ADN. Il s’agit d’une technique invasive et coûteuse à laquelle des scientifiques de l’université du Queensland, en Australie, pensent avoir trouvé une alternative plus rapide et moins coûteuse pour détecter les traces de la maladie.

Le 5 décembre les chercheurs l’ont présenté dans la revue Nature Communications.

Un liquide qui change de couleur en 10 minutes

Lorsqu’un patient est atteint d’un cancer, une molécule bien spécifique est détectable dans l’ADN des cellules présentes dans son sang : c’est ce que l’on appelle le « marqueur biologique universel du cancer ». Les chercheurs se sont aperçus que les cellules cancéreuses réagissent différemment des cellules saines à l’eau additionnée de nanoparticules d’or. Les cellules malades se collent à l’or et le mélange conserve sa couleur rose d’origine, contrairement aux cellules saines, qui se lient différemment aux nanoparticules d’or, et l’eau devient bleue. « Ces analyses sont rapides, c’est-à-dire que le temps d’analyse est égal ou inférieur à 10 minutes, et elles nécessitent une préparation finale de l’échantillon ainsi qu’une petite entrée sur l’ADN », expliquent les chercheurs.

90% de cancers détectés

Cette étude a été testée sur plus de 100 échantillons humains, dont «72 patients atteints de différents cancers et 31 individus en bonne santé. Le test a montré une sensibilité de 90 %, c’est-à-dire qu’il détecte 90 % des cas avec 10 % de faux positifs » relate Ouest France.

Cette prise de sang n’est pour l’instant capable de dépister que les phases avancées de cancer sans pour autant déterminer quel(s) organe(s) il concerne « Notre test servira à effectuer un premier tri pour conduire ensuite de plus amples examens », insiste Laura Carrascosa, chercheur à l’université du Queensland.

Ce test prometteur permettra d’aider à détecter plus rapidement les personnes malades et sauver de nombreuses vies, en évitant des protocoles lourds et coûteux.

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