Diabète : une semaine centrée sur la prévention

Diabète : une semaine centrée sur la prévention

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La Fédération française des diabétiques organise jusqu’au vendredi 8 juin la Semaine nationale de prévention du diabète pour sensibiliser le grand public à cette pathologie. Cette année, l’accent est mis sur la nécessité de trouver un équilibre entre le plaisir et la vigilance afin de limiter les risques de développement de la maladie.

En 2015, près de 3,7 millions de personnes étaient sous traitement antidiabétique, bien au-dessus des estimations faites par les institutions de santé. Le diabète constitue donc un véritable enjeu et il est nécessaire d’encourager les démarches préventives auprès des individus à risque mais aussi des personnes qui ne connaissent pas bien la maladie.

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une pathologie qui se manifeste par un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation qui se traduit par une augmentation du taux de glucose dans le sang : l’hyperglycémie.

Après les repas, les glucides sont transformés en glucose. Le pancréas produit alors de l’insuline, une hormone qui permet au glucose d’atteindre les cellules de l’organisme, les muscles, les tissus adipeux et le foie, où il est transformé et stocké. Ce processus a pour effet de faire baisser le taux de glucose. L’insuline fonctionne en équilibre avec le glucagon, une hormone qui libère le glucose stocké en cas de baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie. Le diabète résulte d’un déséquilibre de ces deux hormones qui entraîne ensuite un dysfonctionnement du système de régulation : le glucose ne peut pas être stocké et reste dans le sang.

Un traitement spécifique permet de soigner les symptômes du diabète et des appareils d’auto-mesure sont disponibles en pharmacie pour contrôler régulièrement chez soi le taux de glucose dans le sang et faciliter la surveillance.

Les deux types de diabète

Deux formes principales de diabète se distinguent : le diabète de type 1, qui touche environ 6 % des patients, et le diabète de type 2, qui concerne environ 92 % des cas. Les autres types de diabètes sont moins répandus (MODY, LADA, diabète causé par des médicaments ou certaines maladies).

Le diabète de type 1 est dit insulinodépendant. Il est découvert le plus souvent chez des sujets jeunes (enfants, adolescents, jeunes adultes) et se reconnaît par des symptômes bien précis : soif intense, urines abondantes, amaigrissement rapide. Ce type de diabète se traite par un apport d’insuline par injections ou pompe à insuline.

Le diabète de type 2 touche des sujets âgés de plus de 40 ans et peut passer inaperçu pendant plusieurs années. Il est favorisé par le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique. Dans le cas du diabète de type 2, soit le pancréas ne fabrique pas assez d’insuline (insulinopénie) soit l’insuline ne joue pas correctement son rôle (insulinorésistance). Le diabète de type 2 est pris en charge par des mesures hygiéno-diététiques et un traitement antidiabétique oral ou injectable.

Trouver l’équilibre pour prévenir le diabète

« Pour prévenir le diabète, vivez équilibré ». Tel est le slogan de cette campagne qui considère l’alimentation et l’activité physique comme parties intégrantes de la prévention et du traitement du diabète.

Source : www.federationdesdiabetiques.org

Une alimentation variée, équilibrée et régulière est recommandée. Les menus doivent dans l’idéal présenter tous les groupes d’aliments, priorité étant donnée aux légumes et aux glucides complexes qui présentent un index glycémique bas : riz et pâtes complets, lentilles, haricots blancs… Aucun aliment n’est strictement interdit mais il faut toutefois limiter la consommation d’aliments sucrés qui ont pour effet de faire monter le taux de glucose.

L’activité physique joue un rôle essentiel en améliorant l’état de santé général et l’équilibre glycémique. Elle contribue également à limiter les complications, notamment les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension artérielle. Chez les patients pré-diabétiques, l’activité physique peut retarder l’apparition de la maladie tandis qu’elle aide au maintien et à la perte de poids chez les patients déjà atteints (surtout en cas de diabète de type 2). 2 h 30 d’activité physique par semaine sont recommandées en complément des mesures nutritionnelles.

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