Diversification alimentaire : de nouvelles recommandations

Diversification alimentaire : de nouvelles recommandations

126
0
<<<

La diversification alimentaire est une étape importante dans l’évolution de bébé. Du côté des parents, elle s’accompagne parfois de quelques inquiétudes et de doutes quant à la marche à suivre. Pour les rassurer et les accompagner, l’agence Santé publique France a publié, ce lundi 13 septembre, de nouvelles recommandations concernant l’alimentation des bébés âgés de 4 mois à 3 ans.

Un grand pas pour bébé

Le développement d’un bébé s’articule autour de plusieurs temps forts, dont la diversification alimentaire fait partie. Elle débute entre 4 et 6 mois et permet à l’enfant, jusqu’alors nourri exclusivement avec du lait maternel ou infantile, de découvrir de nouveaux aliments : légumes, fruits, protéines, féculents, légumes secs, produits laitiers… En impliquant à la fois les parents, les proches et l’entourage social du bébé (crèche, assistante maternelle), la diversification a une grande influence sur la manière qu’il aura de s’alimenter sur le long terme.

Quelles sont les nouvelles recommandations ?

Dans son communiqué, Santé publique France liste plusieurs conseils destinés aussi bien aux parents qu’aux professionnels de santé et de la petite enfance, qui sont des interlocuteurs privilégiés pour les familles. Ces nouvelles recommandations sont intégrées au Programme national nutrition santé (PNNS) :

  • tous les groupes d’aliments, y compris les allergènes, peuvent être introduits dès le début de la diversification alimentaire, c’est-à-dire entre 4 et 6 mois ;
  • de nouvelles textures (moins lisses, avec des petits morceaux tendres) peuvent être proposées entre 6 et 8 mois ;
  • avant de conclure que bébé n’aime pas un aliment, il ne faut pas hésiter à le proposer jusqu’à 10 fois, en variant les formes si c’est possible, afin de respecter le temps de familiarisation et d’éveiller le goût de bébé ;
  • des matières grasses, sous forme d’huile végétale par exemple (il existe des mélanges spécifiques pour les tout-petits), doivent être ajoutées dans les préparations maison, ainsi que dans les plats industriels qui n’en contiennent pas ;
  • les produits sucrés doivent être introduits le plus tard possible, et en quantité limitée.

Des recommandations émises précédemment sont toujours à l’ordre du jour, notamment l’éviction du sel jusqu’à 3 ans. Il est également déconseillé de faire chauffer les préparations industrielles dans leur barquette d’origine. Transvasez-les plutôt dans une casserole ou une assiette, selon le mode de réchauffage utilisé. Pour apporter un goût sucré à un yaourt ou un fromage blanc, vous pouvez y ajouter des fruits écrasés.

Écouter et observer bébé

Les recommandations de Santé publique France portent également sur l’écoute et l’observation des réactions de l’enfant tout au long de la diversification alimentaire. Ainsi, il est conseillé de faire confiance à son appétit et d’être attentif aux signaux de satiété : bébé regarde ailleurs, ralentit la prise de nourriture, tourne à la tête face à la cuillère ou veut quitter sa chaise. Ne forcez pas votre bébé à manger et faites en sorte de rester patient. Enfin, montrez-vous vigilant vis-à-vis de l’environnement des repas, qui doivent être pris dans le calme, sans écrans à proximité.

Et le lait dans tout ça ?

À partir de 6 mois, les besoins nutritionnels de bébé évoluent et ne peuvent plus être couverts uniquement par du lait maternel ou infantile. Néanmoins, le lait conserve une place importante en parallèle de la diversification alimentaire. Ainsi, après 1 an, l’enfant doit continuer à boire environ 500 ml de lait par jour, en plus des produits laitiers qui lui sont proposés. Le lait de croissance doit être privilégié jusqu’à 3 ans, seul ou en alternance avec du lait de vache entier, stérilisé à haute température (UHT) pour limiter les risques infectieux.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site Manger Bouger, sur lequel vous trouverez un guide de la diversification alimentaire à télécharger gratuitement. N’oubliez pas de demander l’avis de votre pédiatre ou de votre généraliste avant tout changement dans l’alimentation de votre bébé.

Laissez votre commentaire