Don du sang et gays : le risque de transmission du VIH...

Don du sang et gays : le risque de transmission du VIH reste stable.

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En France, depuis juillet 2016 les homosexuels ou les hommes bisexuels (plus exactement, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) ne peuvent donner leur sang qu’à la seule condition que leur dernier rapport sexuel remonte à plus d’un an.

L’agence Santé publique France, qui est placée sous la tutelle du Ministère de la Santé a recommandé aux pouvoirs publics d’assouplir cette règle très contraignante, au regard du faible risque de transmission du VIH.

 

Une étude qui en dit long…

L’agence Santé publique France, vient de publier une étude faite entre 2015 et 2017, qui démontre que l’ouverture au don pour les homosexuels ou bi-sexuels n’a pas augmenté le nombre de contamination de sang par transfusion. Le risque est estimé à « un don potentiellement infecté par le VIH et non détecté comme tel tous les deux ans, soit un sur 5,2 millions entre 2015 et 2017. » rapporte l’agence sanitaire.

L’enquête, réalisée auprès de 11 0000 donneurs, a été menée dans le but de reconsidérer une ouverture plus large du don du sang aux hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Aujourd’hui il leur est demandé 12 mois d’abstinence le jour du don.

Selon l’enquête Complidon, parmi les donneurs hommes, 0,73% ont déclaré avoir eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois mais ne pas l’avoir précisé avant le don.

Selon cette même enquête, parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois, 46% assurent qu’ils l’auraient signalé lors de l’entretien pré-don si la durée d’abstinence avait été plus courte.

Autre remise en cause, les interrogés se plaignent du manque de confidentialité de l’entretien et du questionnaire, 58% refusent qu’il y ait des différences selon les préférences sexuelles.

Le changement ce ne sera pas maintenant

Chaque année en France, plus de 1,6 million d’hommes et de femmes donnent leur sang. Une baisse du temps d’abstinence pour les homosexuels et bi-sexuels permettrait d’avoir des donneurs supplémentaires. Malgré les recommandations de Santé publique France à la suite de l’étude, les députés ont décidé en octobre 2018 de maintenir la différence de traitement entre les donneurs homosexuels et le reste de la population.

Rappelons que pour les personnes hétérosexuelles, la règle est de quatre mois d’absence de relations avec plusieurs partenaires.

Seul le don de plasma sécurisé par quarantaine, a les mêmes critères pour tous les donneurs.

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