“Dry January” : un challenge qui vous veut du bien

“Dry January” : un challenge qui vous veut du bien

386
0
<<<
>>>

Chaque année, le mois de janvier est, pour de nombreuses personnes, synonyme de bonnes résolutions : arrêter de fumer, se remettre au sport, passer plus de temps en famille, perdre du poids, réduire ses déchets… Le challenge « Dry January » (littéralement « janvier sec ») s’inscrit dans cette lignée. L’objectif est simple : réussir à ne boire aucune goutte d’alcool jusqu’à la fin du premier mois de l’année. Relèverez-vous le défi ?

La septième édition est lancée !

Le challenge « Dry January » a été lancé en 2013 au Royaume-Uni. Il s’adresse à tout le monde et plus particulièrement aux personnes ayant une consommation d’alcool régulière tout au long de l’année ou qui veulent mettre leur corps en mode detox après les excès des fêtes de fin d’année. Pari personnel ou à partager avec ses proches, ce challenge apporte des bénéfices réels, aussi bien dans les premiers jours que sur le long terme. 4,2 millions de britanniques se sont engagés à participer à l’édition 2019 alors que le phénomène est encore peu médiatisé en France.

Quels effets sur l’organisme ?

Le docteur Richard de Visser, chercheur à l’université du Sussex en Grande-Bretagne, a coordonné une étude pour mesurer les effets du « Dry January » sur les participants. En 2018, il a suivi près de 1 700 challengers britanniques jusqu’au dernier jour. Les premiers bienfaits ne se sont pas fait attendre : 71 % des participants constataient une amélioration de leur sommeil et 67 % avaient gagné en énergie. L’absence de consommation d’alcool avait également permis une plus grande concentration (57 %), une plus jolie peau (54 %), une perte de poids (58 %) et des économies non négligeables pour le porte-monnaie (88 %).

Un élan positif durable

En août, soit sept mois après la fin du challenge, 800 participants avaient été recontactés par le biais de questionnaires en ligne. Tous avaient réduit leur consommation d’alcool dans les mois qui avaient suivi et constataient encore les bénéfices du « Dry January ». Le nombre de jours de consommation est ainsi passé en moyenne de 4,3 à 3,3 par semaine. Les unités d’alcool consommées lors d’une prise ont également diminué, passant de 8,6 à 7,1. Enfin, la fréquence de forte consommation d’alcool (enjeu de santé publique au Royaume-Uni) est passée de 3,4 à 2,1 fois par mois en moyenne. A noter que des changements de comportements avaient été constatés même chez les challengers qui n’avaient pas réussi à rester complètement sobres.

Bon pour le corps mais aussi pour la tête

En-dehors des effets positifs sur le corps, « Dry January » a un impact psychologique et encourage les participants à se pencher sérieusement sur leurs habitudes. 93 % d’entre eux décrivent un sentiment d’accomplissement à l’issue du challenge et 82 % déclarent avoir profité de ce mois pour réfléchir à leur relation personnelle avec l’alcool. Pour 80 % des personnes interrogées, le challenge a été un déclic amenant à plus de contrôle. Une grande partie (76 %) a compris les raisons et les conditions de sa consommation d’alcool et 71 % ont réalisé qu’un verre n’est pas forcément nécessaire pour passer un bon moment.

Les recommandations en France

Les autorités sanitaires françaises recommandent de ne pas consommer plus de dix verres standards par semaine et pas plus de deux verres par jour. Plusieurs outils permettent d’évaluer sa consommation d’alcool, notamment le site alcool-info-service qui met à disposition des internautes un test d’auto-évaluation. Des applications mobiles sont également en plein développement. Stop Alcool, créée par l’université de Genève, permet de renseigner le nombre de verres consommés durant une période donnée. Taux Alcool propose une estimation de l’alcoolémie basée sur l’analyse de différentes données comme l’heure, la quantité et le(s) type(s) d’alcool(s) consommé(s). Ces deux applications sont disponibles sur les smartphones dotés d’un système iOS ou Android.

Laissez votre commentaire