Épidémie de dengue à la Réunion et en Nouvelle Calédonie

Épidémie de dengue à la Réunion et en Nouvelle Calédonie

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Avec 6712 cas de dengue pour la Nouvelle-Calédonie et 101 pour La Réunion, l’épidémie persiste outremer. Les dernières prévisions de l’Institut Pasteur laissent présager une vague épidémique de plus grande ampleur pour les mois à venir. La Réunion a déjà connu de nombreux cas de dengue en 2015 et la Nouvelle-Calédonie en 1995.

En raison des conditions météorologiques favorables à la prolifération des moustiques, les autorités sanitaires ont lancé un « appel à la vigilance » de la population, rappelant la nécessité de détruire les lieux de ponte des moustiques aux abords des habitations. Le virus de la dengue est transmis à l’Homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes : Aedes aegypti le plus souvent mais aussi l’Aedes albopictus (moustique-tigre). Ces espèces de moustiques vivent très facilement en milieu urbain ou semi-urbain, et entrent souvent en contact avec l’Homme.

Formes de dengue et symptômes

La dengue « classique » se manifeste après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s’intensifient. Des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses peuvent alors survenir. La guérison s’accompagne d’une convalescence d’une quinzaine de jours. La dengue classique, bien que fort invalidante, n’est pas considérée comme une maladie sévère comme l’est la dengue hémorragique. Chez certains patients, pour des raisons peu connues, la maladie peut évoluer en deux formes graves : la dengue hémorragique puis la dengue avec syndrome de choc qui est mortelle.

La forme hémorragique, représente environ 1% des cas de dengue dans le monde, elle est extrêmement sévère avec fièvre persistante et hémorragies multiples, notamment gastro-intestinales, cutanées et cérébrales. Chez les enfants de moins de quinze ans t, un état de choc hypovolémique peut s’installer avec pour symptômes refroidissement, moiteur de la peau et pouls imperceptible signalant une défaillance circulatoire, des douleurs abdominales, qui sans perfusion peuvent provoquer la mort.

Dans tous les cas, un diagnostic virologique, précis et rapide, est utile afin de confirmer les causses et de proposer la meilleure prise en charge des patients et dans un même temps pour les systèmes de surveillance de santé de lancer l’alerte et de renforcer les moyens de lutte contre l’épidémie.

Lutter contre la « grippe tropicale »

Il n’y a pour l’instant ni traitement ni vaccin fiable commercialisés pour combattre cette maladie, cependant de nombreuses études multidisciplinaires sont en cours. Les seuls moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques dans les zones concernées et la protection individuelle contre leurs piqûres.

  • Pas d’eau stagnante à l’extérieur
  • Glandage régulier d’insecticides sur les gîtes larvaires
  • Se protéger avec des répulsifs (crèmes/ sprays)
  • Utiliser des moustiquaires surtout dans les chambres de bébé et d’enfant
  • Consultez rapidement un médecin en cas d’apparition de symptômes

Un numéro Vert est mis à disposition du public par l’Agence Régionale de Santé Océan Indien pour informer et conseiller (moustiques, dengue, conseils de prévention, modalités d’intervention…) : 0800 110 000.

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