Fin de vie et si on en parlait ?

Fin de vie et si on en parlait ?

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Le conflit qui déchire actuellement la famille Lambert est l’occasion pour chacun d’entre nous de se poser la question. Seul un français sur 2 connait le contenu de la loi Leonetti et seulement 13% a déjà rédigé ses directives anticipées.
Pharma GDD fait le point, afin de permettre à chacun de faire part de sa volonté à ses proches.

La préservation de la dignité des patients et l’accès aux soins palliatifs

La loi Leonetti maintient l’interdiction fondamentale de donner délibérément la mort à autrui, et énonce l’interdiction d’obstination déraisonnable «l’administration d’actes inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie” notamment lorsque le patient n’est pas en d’état d’exprimer sa volonté. Cette décision devra alors être prise à l’issue d’une consultation de plusieurs médecins, et prendra en compte les éventuelles directives anticipées du patient, ainsi que l’avis de sa “personne de confiance”.
Après l’arrêt ou la réduction d’un traitement, la loi fait obligation au médecin de soulager la douleur, de respecter la dignité du patient et d’accompagner ses proches par l’accès aux soins palliatifs.
Pour le respect de la volonté des patients
La loi Leonetti s’applique également pour un patient en phase terminale d’une pathologie grave et incurable. Celui-ci peut refuser tout traitement qu’il estime “déraisonnable” au vu des bénéfices attendus. Auquel cas son médecin devra respecter ce refus
Nées de la Loi Léonetti, les directives anticipées existent depuis 2005, toute personne peut rédiger ses volontés thérapeutiques et choisir sa personne de confiance. Petit rappel sur l’importance de ce bout de papier.

Directives anticipées, de quoi s’agit-il ?

Ce dispositif de la loi Leonetti a été créé pour faire connaître aux médecins les demandes concernant le choix de la fin de vie. Il s’agit d’exprimer par écrit ses volontés concernant les décisions thérapeutiques à prendre si vous n’êtes plus en état de vous exprimer. Le médecin devra en tenir compte mais ne sera pas dans l’obligation de les respecter.
Comment rédiger ces directives ?
Une lettre manuscrite suffit. Elle doit être rédigée sur papier libre, datée et signée. N’oubliez pas d’indiquer vos nom et prénom, votre lieu et date de naissance.
Vous pouvez également utiliser le modèle de formulaire mis à disposition sur le site du Ministère de la Santé.

Combien de temps sont-elles valables et à qui les confier ?

Les directives anticipées peuvent être rédigées à n’importe quel moment de votre vie et à renouveler tous les 3 ans. Cependant, sachez qu’elles peuvent être à tout moment modifiées ou annulées. Dans ce cas, pour éviter toute méprise, le plus simple reste de détruire les précédentes directives et d’en rédiger de nouvelles.
Si vous n’êtes plus en état de vous exprimer, les médecins chercheront à savoir si vous avez rédigé des directives anticipées. Il faut donc qu’elles soient accessibles. Vous pouvez par exemple, les transmettre à votre médecin pour qu’il les conserve dans votre dossier médical.
Il est également possible de les confier à l’un de vos proches. Idéalement à celui ou celle que vous aurez désigné comme personne de confiance. Il s’agira aux yeux de la loi de votre porte-parole pour les questions liées à votre santé. Si un dossier médical partagé a été créé à votre nom, il est vivement recommandé d’y faire enregistrer vos directives anticipées. Elles seront ainsi facilement consultables en cas de besoin.

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