Focus sur le lupus, la maladie trop peu connue

Focus sur le lupus, la maladie trop peu connue

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© L’Observateur

Mortel jusqu’au milieu des années 50, le lupus est une maladie caractérisée par un dérèglement du système immunitaire. Grâce à l’arrivée de traitements, les patients peuvent désormais mener une vie normale. Tirant son nom des plaques rouges en forme de masque de loup qu’il laisse sur le visage, le lupus est une maladie rare au cours de laquelle le système immunitaire se retourne contre l’organisme. Ses mécanismes restent encore obscurs. Le lupus est une maladie qui touche plutôt les femmes puisque sur 10 personnes touchées 9 sont des femmes. Pharma GDD fait un point sur cette maladie encore méconnue.

 

Plusieurs formes de lupus

Le lupus désigne une maladie auto-immune chronique, le système immunitaire s’attaque aux tissus communs du corps et affecte de multiples organes (reins, peau, cerveau…) alternant généralement les périodes symptomatiques et de rémission.

La maladie survient chez la femme dans 90% des cas et débute le plus souvent entre la puberté et la ménopause avec un pic de fréquence entre 30 et 39 ans. En France métropolitaine, on estime que 41 personnes sur 100 000 souffrent d’un lupus érythémateux disséminé. C’est la forme la plus fréquente, il existe des variantes :
– le lupus érythémateux discoïde qui ne touche généralement que la peau ;
– le lupus cutané érythémateux subaigu dont les manifestations cutanées sont elles aussi au premier plan.

Les causes de ce dérèglement immunitaire présent dans le lupus restent inconnues, mais certains éléments qui favorisent la maladie ont été identifiés :

  • Des facteurs hormonaux
    Le lupusse déclare le plus souvent chez des femmes en âge d’avoir des enfants. La grossesse, entraînant des changements hormonaux, peut déclencher un lupus qui ne s’était pas manifesté jusque-là.
  • Une prédisposition génétique

Dans 10 % des cas, plusieurs membres d’une même famille sont atteints de lupus.

  • La prise de certains médicaments, les anticonvulsivants, les bêta-bloquantset des types d’antibiotiques peuvent parfois influer sur l’apparition d’un lupus. Dans ce cas, les symptômes cessent généralement à l’arrêt du traitement.
  • Des éléments extérieurs à l’organisme
    La survenue du lupus érythémateux disséminé est favorisée par les rayons UV, le tabac ou une infection virale.

Les symptômes

Les manifestations les plus fréquentes du lupus, se traduisent par des atteintes cutanées (masque de loup et/ou plaques rouges discoïdes) et souvent un rhumatisme inflammatoire siégeant surtout aux mains et aux poignets. Considérée comme assez bénigne, cette pathologie ne touche aucun organe vital, cette forme cutanéo-articulaire est bien contrôlée par le traitement. Souvent, une photosensibilité aux UV aggrave la maladie.

Le lupus peut être révélé par d’autres  symptômes assez variés :
– de la fièvre ;
– une chute de cheveux ;
– des ulcères récurrents au niveau de la bouche ;
– des ganglions et une rate plus volumineux ;
– des troubles cardiaques (péricardite) ou pulmonaires (pleurésie) ;
– des troubles neurologiques tels que maux de tête, épilepsie, troubles de la personnalité… ;
– des manifestations rénales (hypertension artérielle…) ;
– des désordres hématologiques (anémie, baisse des plaquettes, chute des globules blancs) ;
– des problèmes digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements…).

Si ces symptômes apparaissent, il est impératif d’être pris en charge médicalement.

Le dépistage

Afin d’établir le diagnostic de lupus, il est nécessaire de se soumettre à un examen médical :
– un bilan biologique sanguin à la recherche d’auto-anticorps et d’anomalies (anémie…) ;
– d’autres examens (analyse d’urine…) pour évaluer l’ensemble des organes pouvant être touchés.

La prévention

À l’heure actuelle, il n’existe pas de prévention pour le lupus. Néanmoins, il est indispensable de respecter quelques consignes pour éviter les rechutes ou les complications :
– éviter l’automédication ;
– suivre son traitement correctement ;
– avoir une bonne hygiène de vie ;
– se protéger du soleil ;
– préparer et faire suivre sa grossesse.

 

Des traitements possibles

Le traitement est adapté à la gravité de la maladie. Il repose sur l’utilisation d’anti- inflammatoires non stéroïdiens, d’antipaludéens, de corticoïdes, voire d’immunosuppresseurs. L’évolution de la maladie est variable, de ce fait le traitement est évolutif.

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