Journée mondiale de l’enfance

Journée mondiale de l’enfance

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Créée en 1954 par les Nations Unies, la Journée mondiale de l’enfance est l’occasion de mettre en avant les droits fondamentaux des enfants et la nécessité de les respecter. En 2019, cette journée est doublement célébrée puisqu’elle marque également le 30e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Ce texte composé de 54 articles est le traité relatif au droit de la personne le plus largement ratifié de l’Histoire.

Un engagement historique

La Convention internationale des droits de l’enfant présente l’ensemble des droits considérés comme essentiels au bien-être des enfants. Près de 196 États l’ont signée, marquant un engagement historique et donnant au texte une forte portée symbolique. La Convention reconnaît aux enfants le droit à la vie, à la santé, à l’éducation, à une vie de famille. Ils ont également le droit de jouer et de faire entendre leur voix, d’être protégés de la violence et de la discrimination. Les États ayant ratifié la Convention sont contraints judiciairement à faire respecter ces droits.

Droits de l’enfant : où en est-on ?

Depuis l’adoption de la Convention en 1989, la situation des enfants dans le monde s’est améliorée sur certains points. Ainsi, on observe une mortalité infantile (décès avant l’âge de 5 ans) en baisse, une réduction des cas de dénutrition ainsi qu’un meilleur accès à une eau potable de qualité. En revanche, des inégalités persistent d’un pays à l’autre. En effet, les enfants qui vivent dans des zones de conflits armés ou dans des régions confrontées à la famine sont particulièrement vulnérables. Aujourd’hui, les Nations Unies recensent 262 millions d’enfants déscolarisés, 650 millions de jeunes filles mariées avant l’âge de 18 ans, et estiment que 1 enfant sur 4 vivra dans une région en manque d’eau d’ici à 2040.

Le Comité des droits de l’enfant (groupe élu d’experts indépendants) a pour mission de surveiller la mise en application de la Convention et d’exiger de la part des États des rapports de situation réguliers. En fonction de ces rapports, le Comité peut faire des recommandations et solliciter l’aide d’autres institutions ou l’assistance technique d’organisations comme l’UNICEF.

Le droit à la santé

Le droit à la santé implique que chaque enfant dans le Monde a le droit d’être protégé des maladies et d’être soigné. En pratique, cela signifie qu’il doit pouvoir être pris en charge correctement lorsqu’il tombe malade, être vacciné, avoir accès à une eau potable et à des sanitaires, être nourri afin de grandir en bonne santé. Dans les pays en développement, beaucoup d’enfants ne peuvent faire valoir ces droits, car plusieurs facteurs les en empêchent : pauvreté, manque d’eau potable, soins inadaptés, absence de vaccination, éloignement des établissements de santé… En collaboration avec les Nations Unies, l’UNICEF s’est engagé à former le personnel soignant pour apporter aux enfants malades une meilleure prise en charge. L’organisme maintient également les centres de santé en état de fonctionnement, installe des puits pour fournir de l’eau potable ainsi que des sanitaires séparés pour les filles et les garçons. Il explique également les gestes de prévention (lavage des mains, mesures contre les moustiques, etc.) et sensibilise les familles à la protection des enfants.

Le droit des enfants à la santé n’est pas pour autant pleinement respecté dans les pays développés. Les familles les plus défavorisées ne sont souvent pas capables d’assumer les frais relatifs aux soins, qui sont alors négligés. En France, par exemple, les associations qui œuvrent pour le respect des droits de l’enfant demandent une stratégie globale et transversale pour améliorer l’accès à la santé. Elles dénoncent notamment un manque de soins dits secondaires (optique, gynécologie), qui ne sont pas remboursés à 100 % par l’Assurance maladie, et des solutions d’accompagnement insuffisantes pour la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles mineures.

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