Journée Mondiale des lymphomes : 6 choses à savoir

Journée Mondiale des lymphomes : 6 choses à savoir

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lymphomesPeu connu du grand public, le lymphome est pourtant la plus fréquente des maladies du sang. Il s’agit d’ailleurs du premier cancer chez les adolescents et jeunes adultes. Difficile à diagnostiquer, ses traitements sont souvent longs et lourds à supporter pour les patients.

La journée Mondiale des lymphomes, dont la 12ème édition se déroule le samedi 15 septembre 2018, est l’occasion de soutenir les malades et de mettre en lumière cette pathologie encore trop souvent incomprise.

1) La maladie gagne du terrain

Les lymphomes sont un type de cancer qui se développe dans le système lymphatique, c’est-à-dire dans la partie la plus importante du système immunitaire. Ils surviennent lorsque certaines cellules, les lymphocytes, commencent à être produites de façon anormale. Ces cellules se multiplient de manière incontrôlée (prolifération maligne) et s’accumulent. Elles finissent par former des tumeurs dans divers éléments du système lymphatique.

D’après les dernières estimations de l’association France Lymphome Espoir, le nombre de lymphomes en France ne cesse d’augmenter. Plus de 18 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, ce qui le place au 5ème rang des cancers les plus répandus en France. Dans le détail, il s’agit du 3ème cancer le plus fréquent chez l’enfant et du 1er chez l’adolescent et le jeune adulte.

2) Il existe différents types de lymphomes

Les lymphomes sont répartis en deux catégories principales : les lymphomes Hodgkiniens (maladie de Hodgkin) et les lymphomes non Hodgkiniens.

Lymphomes Hodgkiniens

Les lymphomes Hodgkiniens sont ainsi désignés, car ils portent le nom du médecin qui les a découverts. Il s’agit d’une maladie maligne liée à la multiplication incontrôlée de lymphocytes B anormaux atteignant le plus souvent l’adolescent et le jeune adulte. C’est un cancer rare, mais qui présente de fortes chances de guérison dues à l’efficacité des traitements actuellement disponibles. Le taux de guérison reste cependant dépendant de plusieurs facteurs, dont l’âge et l’étendue de la maladie.

Lymphomes non Hodgkiniens

Les lymphomes dits « non Hodgkiniens » regroupent l’ensemble des autres lymphomes. Il s’agit d’un groupe de maladies malignes très hétérogènes liées à la multiplication incontrôlée de lymphocytes B ou T anormaux. Il en existe plusieurs dizaines de formes différentes. Ces cancers atteignent aussi bien l’enfant que le sujet âgé, l’adolescent ou l’adulte. Ces lymphomes sont les plus fréquents et sont généralement répartis selon la vitesse d’évolution de la tumeur. Les lymphomes peuvent être indolents, à évolution plutôt lente, ou au contraire, agressifs et à évolution rapide.

Les causes de la maladie restent floues

Comme pour un certain nombre d’autres cancers, les causes des lymphomes n’ont pas encore été clairement identifiées. Les spécialistes estiment qu’il existe tout de même deux facteurs de risque : les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux. L’exposition à des pesticides pourrait, en particulier, favoriser l’émergence de ces cancers, mais aucune certitude ne permet de l’affirmer à 100 %.

Les symptômes rendent le diagnostic difficile

Les symptômes de la maladie ne sont pas spécifiques aux lymphomes. Ils peuvent faire penser à d’autres maladies comme la grippe, d’où le diagnostic parfois difficile par un médecin traitant.

Dans un premier temps, les lymphomes se manifestent généralement par le gonflement d’un ou plusieurs ganglions lymphatiques, au niveau du cou, de l’aine, des aisselles ou d’un organe. Il s’agit d’un symptôme indolore la plupart du temps, ce qui n’encourage pas à la consultation médicale.

D’autres signes peuvent apparaître : une perte de poids, une fièvre, des sueurs, de la fatigue, des maladies ou encore des douleurs abdominales.

Le diagnostic repose dans un premier temps sur un examen physique par le médecin traitant. S’il suspecte la présence d’un lymphome, notamment à cause de la présence de ganglions, il prescrit des examens complémentaires pour confirmer le diagnostic. Ces examens incluent généralement une biopsie, des prélèvements sanguins, des radiographies, des scanners, un examen de la moelle osseuse et un examen du liquide céphalo-rachidien prélevé par ponction.

Plusieurs traitements sont possibles pour les malades

Il existe plusieurs traitements possibles contre les lymphomes. La prise en charge dépend de nombreux critères, comme le type de lymphome, l’évolution de la maladie et l’âge du patient.

En cas de lymphome indolent, les traitements ne sont pas systématiquement mis en place après le diagnostic. Dans certains cas, il est préférable d’attendre quelque temps pour « observer » la maladie et son évolution. À l’inverse, les traitements sont très rapidement instaurés en cas de lymphome agressif.

Les traitements sont très hétérogènes selon les malades. Néanmoins, quatre catégories de traitements se distinguent, à savoir la chimiothérapie, l’immunothérapie, la radiothérapie et la greffe de cellules souches ou de moelle osseuse.

Les progrès médicaux sont porteurs d’espoir

Grâce aux progrès médicaux, il est aujourd’hui possible de soigner les lymphomes. Les traitements sont plus efficaces et généralement mieux tolérés.

La rémission du patient dépend de plusieurs facteurs, tels que son âge, le type de lymphome, l’avancée de la maladie au moment du diagnostic, etc.

La maladie de Hodgkin offre une guérison complète dans près de neuf cas sur dix et les rechutes sont rares. En revanche, l’évolution des lymphomes non Hodgkiniens est plus variable.

En savoir plus sur la maladie

La journée Mondiale des Lymphomes, qui a lieu ce samedi 15 septembre, est l’occasion d’en apprendre plus sur les lymphomes et de soutenir les malades.

Cette année, l’association France Lymphome Espoir a souhaité mettre l’accent sur les lymphomes et le quotidien des patients et proches. Elle a donc tout naturellement appelé son message : « Mon lymphome, mon quotidien ».

Comme en 2017, une opération d’envergure nationale est mise en place. Elle offre la possibilité aux patients et à leurs proches de rencontrer des spécialistes locaux et d’échanger entre eux de façon conviviale. Plusieurs réunions d’information sont organisées dans 18 villes de France.

Sur son site internet, l’association invite aux dons pour financer la recherche, le soutien aux patients et leurs proches ou encore les missions de sensibilisation du grand public. Elle propose également à chacun de devenir bénévole, afin de soutenir les missions et actions de l’association tout au long de l’année.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet www.francelymphomeespoir.fr.

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