La 3D au service de la médecine

La 3D au service de la médecine

392
0
<<<
>>>

Depuis plusieurs mois, les innovations technologiques destinées à perfectionner la médecine ne cessent de se multiplier. En France, Caen et Toulouse se sont récemment distinguées par l’utilisation et le développement de techniques prometteuses visant principalement à améliorer la prise en charge et les traitements des cancers.

Un scanner 3D au CHU de Caen

Le service de médecine nucléaire du Centre hospitalier universitaire de Caen (Calvados) est équipé depuis mai 2018 d’un système d’imagerie révolutionnaire permettant de prendre des clichés du corps entier en trois dimensions, à 360 ° et en très haute définition. Ce scanner conçu par une entreprise israélienne constitue une innovation médicale unique au Monde.

En effet, les systèmes d’imagerie actuels ne donnent lieu qu’à des images en deux dimensions ou en 3D partielle et nécessitent de nombreux clichés pris sous différents angles afin d’obtenir une vue d’ensemble. Ce nouveau système est équipé de douze bras, eux-mêmes dotés de 96 capteurs qui vont effleurer le corps du patient et réaliser un cliché unique.

Le CHU effectue une dernière phase de test sur des patients volontaires avant une validation internationale. Ce scanner 3D devrait permettre de réaliser des examens plus précis, plus rapides et donc moins irradiants. Il pourrait être utilisé pour déceler de manière plus précoce une maladie de Parkinson, une embolie pulmonaire ou des métastases osseuses par exemple.

Caen à la pointe de l’imagerie médicale

Le CHU de Caen avait déjà montré sa position de leader en équipant le Centre François Baclesse, spécialisé dans le traitement des cancers, d’un TEP-Scan numérique réalisant des mesures en 3D facilitant la détection de lésions et de tumeurs de taille réduite.

Avec ce scanner 3D dernier cri, Caen confirme son expertise au niveau européen et sa volonté de développer une plateforme de formation ouverte à l’international.

Une épuisette 3D contre les cellules cancéreuses

A Toulouse (Haute-Garonne), une équipe du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (Laas-CNRS) a travaillé en collaboration avec des urologues du CHU et de l’Institut universitaire du cancer (IUCT) pour créer une épuisette 3D microscopique capable de capturer les cellules cancéreuses qui circulent dans le sang et sont à l’origine des métastases.

Cette épuisette à peine plus grande qu’un cheveu est constituée d’un filet en métal polymère qui peut être inséré dans une veine du bras et procéder au filtrage du sang afin d’en extraire les cellules tumorales circulantes (CTC), plus grosses et plus rigides que les cellules sanguines. Les équipes à l’origine du projet le présentent comme une sorte de « biopsie liquide ».

Licencié au sein de la startup SmartCatch, ce système d’épuisette 3D fonctionne déjà in vitro dans une veine artificielle et pourrait être disponible d’ici deux ans. Moins invasif et plus rapide que les examens actuels, il permettrait d’établir de manière fiable et précise le pronostic métastatique des patients et de se diriger vers une médecine personnalisée.

Laissez votre commentaire