La PMA pour toutes inscrite dans la loi bioéthique

La PMA pour toutes inscrite dans la loi bioéthique

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Invitée de l’émission « Le Grand Jury » (RTL-Le Figaro-LCI) ce dimanche 21 octobre, la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn a affirmé que « tous les feux sont au vert » pour que la procréation médicalement assistée (PMA) accessible à toutes les femmes soit inscrite dans la future loi de bioéthique.

PMA : un sujet qui divise

Actuellement, la procréation médicalement assistée (PMA) ou assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée uniquement aux couples hétérosexuels qui rencontrent des problèmes de fertilité et donc des difficultés à concevoir un enfant ou qui ont un risque de transmettre à leur bébé une maladie génétique. Pendant la campagne électorale de 2017, Emmanuel Macron s’était engagé à ouvrir cette technique à toutes les femmes, sans exception, relançant ainsi un vif débat à la fois politique, scientifique, médical et moral.

De nombreux avis favorables

En juin 2017, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) présidé par Jean-François Delfraissy se déclarait déjà favorable à cette mesure. Dans son avis sur la révision de la loi bioéthique, rendu public le 25 septembre 2018, il réaffirmait son opinion favorable concernant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes ainsi qu’aux femmes seules. Parallèlement, le Conseil d’Etat, les parlementaires et une large majorité de français allaient dans le même sens. Ainsi, entre 60 et 75 % de la population française se déclare favorables à cette nouvelle évolution de la société.

Le projet de révision de la loi sur la bioéthique devrait être présenté par le gouvernement d’ici la fin de l’année 2018 pour être débattu à l’Assemblée nationale puis au Sénat au cours du premier semestre 2019.

Plus de réserves sur la congélation des ovocytes

Egalement interrogée sur la question de l’extension du droit à la congélation des ovocytes, Agnès Buzyn a émis davantage de réserves. Si elle ne cache pas son opinion positive vis-à-vis de « tout ce qui ouvre et donne plus de liberté », elle souhaite que cette pratique soit d’abord encadrée par des « garde-fous ». Aujourd’hui, la congélation des ovocytes est soumise à de nombreuses conditions et autorisée uniquement pour des raisons médicales (cancer notamment) ou dans le cadre d’un don de gamètes. Il n’est pour le moment pas possible de conserver ses ovocytes en prévision de possibles problèmes de fertilité liés à l’âge. Dans son avis de septembre 2018, le CCNE s’était toutefois montré ouvert au fait que les femmes entre 30 et 35 ans puissent avoir accès à cette technique, nuançant ainsi leur précédent rapport sur le sujet.

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