La santé des étudiants à nouveau jugée précaire

La santé des étudiants à nouveau jugée précaire

227
0
<<<
>>>

sante étudiants précaireIl y a quelques semaines, la Croix-Rouge se disait inquiète quant à la santé des jeunes, estimant notamment que 13 000 étudiants parisiens se privent chaque semaine de 4 à 6 repas faute de pouvoir se les payer. Cette fois-ci, c’est au tour de la mutuelle étudiante SMEREP de tirer la sonnette d’alarme. Selon son étude 2017, « Santé des étudiants et lycéens », la santé des étudiants se trouve dans « un état précaire ».

Visites irrégulières chez le médecin

Premier constat de la mutuelle étudiante : près de 90 % des étudiants français n’effectuent pas de visite régulière chez le médecin. Pourtant, 15 % d’entre eux se considèrent en mauvaise santé, contre 12 % l’an passé. Pour pallier leurs problèmes de santé, ils sont 45 % à pratiquer l’automédication, contre 38 % l’an passé.

Mauvaises habitudes alimentaires

Niveau alimentaire, le constat n’est guère plus encourageant. La faute notamment au petit budget des étudiants. Si le budget moyen quotidien pour la nourriture est de 9 € (contre 10 € l’an dernier), ils sont 38 % à dépenser moins de 5 € par jour pour se nourrir. Un chiffre en forte hausse comparé à l’année passée (22%).

Un budget serré qui oblige ces jeunes à se rabattre sur de la nourriture à bas coût et de mauvaise qualité. Ainsi, 10 % d’entre eux ont déjà souffert de tension artérielle, de cholestérol ou d’un taux de glycémie trop élevé.

Stress et manque de sommeil

Pour faire face à leur vie étudiante, souvent bien remplie, ces jeunes font également l’impasse sur un sommeil de qualité. Ainsi, près d’un quart des étudiants et 19 % des lycéens dorment moins de 6 heures par nuit et près d’un étudiant sur 10 est concerné par la prise d’antidépresseurs, d’anxiolytiques ou de médicaments contre le stress.

À cela s’ajoutent des comportements à risques : 30 % des étudiants (contre 25 % en 2016) ont déjà consommé au moins un produit psychoactif (cannabis, cocaïne, héroïne, …), 83 % d’entre eux ont déjà consommé de l’alcool et près d’un quart fume.

Maladies sexuellement transmissibles et pratiques à risques

Autre tendance inquiétante : les étudiants et lycéens ont toujours de fausses croyances sur les modes de transmission du sida. Ainsi, 1 étudiant sur 10 pense encore qu’il est aujourd’hui possible de guérir de la maladie.

D’après la mutuelle étudiante, ils sont 77 % pour les étudiants et 88 % pour les lycéens à ne pas se faire dépister systématiquement lors d’un changement de partenaire sexuel.

Un besoin urgent d’agir

Des pratiques à risques qui persistent, malgré les différentes actions préventives mises en place dans les établissements scolaires. La mutuelle étudiante SMEREP souhaite que ces actions se développent et déplore, pour l’instant, « le manque d’implication des pouvoirs publics au moment où tous les acteurs santé ont démontré la nécessité d’accroître la médecine préventive ».

Laissez votre commentaire