La vie d’une petite fille d’un an au cœur des débats

La vie d’une petite fille d’un an au cœur des débats

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Marwa, la petite fille actuellement plongée dans un coma artificiel. Crédit photo : Page Facebook ” Jamais sans Marwa ” à l’initiative des parents de la fillette

À Marseille, la vie d’une petite fille d’un an (Marwa), plongée dans un coma artificiel et atteinte d’un déficit moteur irréversible, est au cœur des controverses. Alors que le tribunal administratif de Marseille avait jugé que le personnel hospitalier devait poursuivre les soins, l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a annoncé ce jeudi qu’elle saisissait le Conseil d’État pour contester cette décision. Retour sur l’affaire Marwa qui relance le débat sur « l’acharnement thérapeutique ».

« Quelques signes d’amélioration volontaires »

La petite fille a été admise à l’hôpital de la Timone le 25 septembre pour un virus foudroyant. Depuis, l’enfant est placé sous assistance respiratoire et les médecins réclament l’arrêt du traitement, jugeant la situation sans espoir.

Une décision vivement contestée par la famille de la petite Marwa qui a alors saisi la justice. Lors de l’audience, le père de la fillette a demandé qu’on laisse à sa fille « une chance de vivre » rapporte France 3. En parallèle, les parents, estimant que leur petite fille « a juste besoin de temps », ont lancé une pétition en ligne afin d’alerter l’opinion publique. Ils ont déjà obtenu le soutien de plus de 155 000 signataires.

Un message entendu par le tribunal de Marseille qui a rendu son jugement en faveur de la famille ce mercredi 8 février. Après expertise, il a en effet estimé que l’enfant présente « quelques signes d’amélioration volontaires (qui) concernent des mouvements réflexes, non adaptés et des mouvements volontaires des paupières et du bras gauche » et que « l’avis de ses parents revêtait, dans le souci de la plus grande bienfaisance, une importance toute particulière ».

« Une obstination déraisonnable des parents »

À l’inverse, l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) estime plutôt qu’il s’agit d’une « obstination déraisonnable des parents ». Suite à l’avis du tribunal, l’Assistance a donc décidé de saisir le Conseil d’État pour que la décision soit réévaluée. Dans un communiqué, l’AP-HM déclare « soutenir l’équipe médicale et le personnel soignant dans cette situation difficile et inédite » et partage malgré tout « la douleur de la famille ».

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