Le syndrome des ovaires polykystiques : symptômes et traitements

Le syndrome des ovaires polykystiques : symptômes et traitements

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Pour des raisons encore peu étudiées, 10 à 15 % des femmes entre 15 et 40 ans souffrent du dérèglement de leurs ovaires qui produisent en excès des hormones masculinisantes. Symptômes, facteurs de risque, diagnostic, traitement Pharma GDD vous parle du syndrome des ovaires polykystiques.

Ce syndrome, également appelé dystrophie ovarienne se caractérise par un nombre anormalement élevé de follicules ovariens.

 

Les symptômes des ovaires polykystiques

Les ovaires produisent les ovules et en libèrent un chaque mois pendant l’ovulation. Au départ, l’ovule est un follicule qui avec le temps devient un ovule mature qui passera dans les trompes de Fallope pour être fécondé.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une multitude de follicules qui n’arrivent pas à maturité et qui s’accumulent dans les ovaires rendant l’ovulation impossible.

Le SOPK est caractérisé par un excès d’hormones mâles qui se traduit par de l’acné, une augmentation de la pilosité, la peau et les cheveux plus gras. Une prise de poids, et même une obésité, est fréquente. Les règles sont très irrégulières, voire absentes ; dans certains cas il peut y avoir une anovulation, c’est-à-dire l’absence de production d’ovule.

Les symptômes peuvent apparaitre dès l’adolescence si l’excès d’androgènes est important ou est plus tardivement.

Le diagnostic se fait sur l’examen clinique, une échographie des ovaires et le dosage sanguin de la testostérone. Il est alors posé lorsque 2 symptômes sur 3 sont associés :

  • Un trouble du cycle (règles et ovulation irrégulière ou absente),
  • Une hyperproduction des hormones mâles
  • 12 gros follicules par ovaire, visible à l’échographie.

Si les symptômes sont bien connus, on ignore encore beaucoup de choses sur la maladie. Un dérèglement des hormones sexuelles mâles, l’obésité ou la génétique pourraient en être la cause.

 

Les problèmes liés au SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques comporte de nombreux problèmes qu’il faudra traiter impérativement. La quantité de lipides dans le sang est souvent augmentée, ce qui favorise les maladies cardiovasculaires. De même l’obésité augmente le risque de souffrir d’une résistance à l’insuline. C’est la première étape du diabète de type 2.

 

Comment se traite un SOPK ?

La prise en charge du SOPK est pluridisciplinaire est se fait sur la longue durée. Ainsi la patiente sera accompagnée par plusieurs médecins : endocrinologue, dermatologue, nutritionniste, spécialiste de la reproduction.

De nombreux inconvénients peuvent être réduits significativement avec un traitement adapté à chaque symptôme et à son intensité. La prise en charge est donc personnalisée et certaines femmes n’en auront jamais besoin du fait de symptômes très minimes.

On donne de la progestérone pour réguler les cycles et diminuer les signes dus à l’excès d’androgènes (excès de pilosité, acné). Si elle n’est pas suffisante, on peut prescrire de l’acétate de cyprotérone. Le médicament doit être prescrit à faible dose et sur un temps le plus court possible pour limiter le risque de méningiome. Les pilules combinées, associant estrogène et progestatif, ont aussi un effet anti-androgène. L’épilation longue durée est aussi une option pour diminuer la pilosité.

Pour traiter l’obésité, une rééducation alimentaire et la pratique d’une activité physique sont recommandées. Un amaigrissement de 5% améliore déjà les symptômes et favorise le rétablissement d’une ovulation.

La prise en charge dépendra également du désir de grossesse. Des stimulations hormonales permettront de rétablir une ovulation et de tomber enceinte. La fécondation in vitro est aussi une solution mais seules 10 % des patientes y ont recours.

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