L’environnement néfaste pour la puberté et la fertilité

L’environnement néfaste pour la puberté et la fertilité

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environnement-fertiliteLes perturbateurs endocriniens et leur impact sur la santé humaine sont au cœur des préoccupations sanitaires depuis déjà de nombreuses années. D’après le dernier bulletin de Santé Publique France, ils pourraient être en partie responsables des problèmes de fertilité, de malformations génitales ou encore de pubertés précoces. Si le lien formel reste encore difficile à établir, les soupçons des spécialistes s’intensifient …

La santé reproductive masculine va mal

Le rapport de Santé Publique France souligne une dégradation inquiétante de la santé intime et reproductive masculine ces dernières années. Malformations génitales, problèmes de testicules, mauvaise qualité de sperme … Toutes ces pathologies sont en augmentation et pourraient être directement liées aux perturbateurs endocriniens.

Parmi les observations les plus préoccupantes, les spécialistes constatent une évolution des cas de cryptorchidies (autrement dit, l’absence d’un ou des deux testicules dans la bourse). Depuis 2002, leur nombre augmente chaque année de plus de 2,5 %. Cette malformation s’opère, mais peut avoir une incidence sur la fertilité. Autre fait inquiétant : l’augmentation des cancers des testicules de plus de 1,5 % chaque année.

Santé Publique France note aussi une dégradation de la qualité du sperme liée à un risque d’infertilité pour l’homme.

Les cas de pubertés précoces inquiètent

Chez les jeunes filles, c’est le risque de puberté précoce qui inquiète avec près de 1200 cas par an, soit 10 fois plus que chez les garçons. Ce syndrome se manifeste par des signes de puberté (poitrine, pilosité, …) avant l’âge de huit ans. D’après le rapport, il pourrait être lié à une exposition aux perturbateurs endocriniens. La récente étude de Santé Publique France à ce sujet montre une augmentation des cas dans certaines zones géographiques, ce qui suggère qu’il existe des facteurs de risque environnementaux.

Santé Publique France n’établit aucun lien formel entre les perturbateurs endocriniens et les risques pour la puberté ou la santé reproductive. Pour cause, le défi est colossal : les substances identifiées sont partout dans l’environnement et leurs effets, seuls ou combinés, sont encore mal connus. Il reste difficile de leur attribuer des pathologies chez l’Homme. Le rapport a toutefois l’avantage de soulever des interrogations et de mettre en lumière des soupçons que d’autres études pourraient confirmer dans les années à venir.

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