Les bienfaits d’une alimentation iodée !

Les bienfaits d’une alimentation iodée !

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L’iode est un micronutriment qui est essentiel au fonctionnement du corps humain. Cet oligo-élément est un des composants principaux des hormones thyroïdiennes qui régule une grande partie de notre métabolisme et de notre corps. Pourtant, près de 800 millions de personnes ont une carence en iode ce qui constitue un problème de santé publique. Quels sont les bons choix pour ne pas avoir de carence en iode ?  Pharma GDD vous dit tout.

Sans iode, la thyroïde va mal !

C’est à partir de l’iode que la glande thyroïde fabrique ses hormones avant de les déverser dans le sang. Et mieux vaut ne pas manquer de cet oligo-élément, car tous nos organes sont de près ou de loin impactés par le message chimique que leur envoient ces hormones. Ces hormones thyroïdiennes sont de 2 types : les T4 (composées de 4 molécules d’iode) qui constituent 80% de la production de la petite glande et les T3 (3 molécules d’iode).   Régulièrement synthétisées par la thyroïde grâce à l’iode, ces hormones sont en charge de tout faire fonctionner au mieux : le cœur, la digestion, la mémoire et la concentration, le sommeil et le tonus, le tissu osseux et cutané. Une carence en iode, entraîne de la fatigue, de la déprime, une prise de poids. C’est ce manque, bien plus fréquent que l’excès, qui est à l’origine de nombreux dysfonctionnements thyroïdiens. L’alimentation est le seul moyen dont dispose la thyroïde pour trouver l’iode nécessaire à la fabrication hormonale. Si l’on ne mange pas assez d’aliments iodés, le stock qui normalement est d’environ 15mg d’iode (pour un adulte de 70kg), s’épuise vite.

 Quels aliments iodés pour faire le plein ?

Le lait et les produits laitiers constituent, la première source alimentaire de cet oligo-élément. Cela est dû aux fertilisants riches en iode sur les sols destinés au fourrage des vaches laitières, à l’utilisation de produits iodés antiseptiques contre les développements bactériens et à l’usage de médicaments vétérinaires contenant de l’iode.

Contrairement à une idée reçue, l’eau riche en iode ne suffit pas à assurer les besoins quotidiens, puisqu’elle n’apporte, en moyenne, que 1 à 2 microgrammes par litre ce qui est dérisoire en comparaison de la teneur des algues (4500 microgrammes/100 g), des crustacés, du poisson salé ou même des œufs (50 microgrammes/100 g).

Le sel de table, pour lutter contre la carence a été iodé systématiquement dans les années 1950 par ajout de 10 à 15 puis 20 milligrammes d’iodure de sodium par kilo. Cependant, cette initiative perd aujourd’hui de son efficacité avec la réduction des apports sodés pour lutter contre l’hypertension artérielle. L’apport d’iode via l’alimentation doit être suffisant, régulier et compris entre 100 à 150 microgrammes/jour pour un adulte.

Les sources d’iode (en microgramme pour 100 g):

– les algues séchées (wakamé, kombu, nori): 7000 à 75 000

– le sel iodé: 1500 = 30 pour 2g de sel

– le haddock fumé: 300

– l’huile de foie de morue: 500 à 840

– l’ail : 90

– les crustacés et poissons de la mer: 40 à 90

– les coquillages : 10 à 50

– l’ananas frais : 30

– l’œuf (1) =10

– céréales et viandes : 3 à 7

 Le risque d’excès en iode, très faible !

On considère comme risques d’excès, l’absorption régulière de minimum 400 à 500 microgrammes d’iode/jour. C’est un cas rare en Occident.

À l’exception d’hyperthyroïdie sévère ou de traitements médicamenteux ou complémentaires à base d’iode, il n’y a aucun risque à consommer régulièrement des aliments riches en iode. En effet, les aliments très iodés se consomment en petites quantités et la majorité de l’iode ingérée est éliminée dans les urines.  Par ailleurs la captation de 20% de l’iode alimentaire par la thyroïde est fortement entravée par des éléments contenant des thiocyanates : toutes les variétés de choux (fleur, vert, blanc, de Bruxelles, brocolis), le cresson, les navets, les radis, le rutabaga, la fumée de cigarette.

Cependant, l’usage de quantités excessives d’iode peut entraîner des effets secondaires. Normalement, la thyroïde s’adapte à des apports très élevés, mais, chez certaines personnes, un excès d’apports iodés peut provoquer un dérèglement thyroïdien. La prescription de médicaments contenant de grandes quantités d’iode s’accompagne donc d’une surveillance de la fonction thyroïdienne.

Aujourd’hui, notre alimentation diversifiée réduit les cas de carence iodée, sauf chez les personnes qui suivent un régime sans sel et chez les femmes enceintes ou allaitantes dont les besoins sont considérablement augmentés. Il y en a cependant en quantité suffisante dans certains suppléments vitaminiques et oligoéléments.

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