Les inégalités face au cancer dues au milieu social

Les inégalités face au cancer dues au milieu social

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cancer milieu socialDans une récente enquête, Santé Publique France s’est intéressée à l’influence de l’environnement socioéconomique sur le risque de cancers en France. Et les résultats ont de quoi interpeller : certains cancers toucheraient davantage les personnes défavorisées et d’autres les personnes les plus aisées.

Les cancers plus fréquents chez les populations défavorisées

D’après l’étude, les cancers des voies respiratoires comme le cancer du poumon, mais aussi les cancers du foie, de l’estomac, de la vessie et du pancréas seraient plus nombreux chez les individus les plus démunis.

Comment l’expliquer ? Selon les auteurs de l’étude, la forte corrélation entre le cancer du poumon et le milieu social défavorisé serait, en grande partie, liée au tabagisme. En effet, les risques de cancers des voies respiratoires sont multipliés avec le tabac, or les personnes défavorisées fument davantage que celles dont le milieu social est plus élevé. Au-delà du tabac, les comportements à risque comme la consommation de nourriture industrielle, le manque de soins ou l’exposition professionnelle à des polluants atmosphériques pourraient également expliquer le risque accru de cancers.

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Les cancers plus répandus chez les personnes aisées

À l’inverse, certains cancers toucheraient davantage les plus favorisés : il s’agit des cancers de la prostate et du sein.

Comment l’expliquer ? Cela serait dû au fait que cette population plus éduquée serait mieux informée sur les risques de ces pathologies. Ainsi, elle participerait davantage aux opérations de dépistage que les personnes plus démunies.

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Un besoin urgent d’agir

Selon l’étude, près de 15 000 cas de cancers pourraient être évités en France chaque année par une amélioration appropriée des conditions de vie et la promotion de la santé des populations les plus défavorisées. Les auteurs insistent sur la nécessité de renforcer les efforts de prévention ciblés sur les populations les plus à risque. Ils font d’ailleurs appel au gouvernement pour qu’”au-delà des interventions à mettre en place dans le champ sanitaire et social, la préoccupation de réduction des inégalités sociales de santé [soit] permanente dans les choix politiques intersectoriels“.

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