L’ulcère de Buruli : la bactérie qui ronge les chairs !

L’ulcère de Buruli : la bactérie qui ronge les chairs !

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L’ulcère de Buruli ou l’infection à Mycobacterium ulcerans est une infection cutanée due à une mycobactérie présente dans l’environnement. C’est la mycobactériose la plus fréquemment rencontrée actuellement après la tuberculose et devant la lèpre dans un grand nombre de pays de la zone inter et subtropicale. En 1998, l’Organisation Mondiale de la Santé avait mis en place une campagne mondiale pour lutter contre cet ulcère, afin de coordonner les activités de lutte et de recherches spécifiques à cette pathologie. Aujourd’hui, l’Australie connait une augmentation de cas.

L’infection conduit le plus souvent à une destruction étendue de la peau et des tissus, avec la formation d’ulcérations importantes généralement sur les membres inférieurs et supérieurs. N’entraînant que peu de décès, elle est à l’origine d’importantes incapacités fonctionnelles comme l’amputation, si elle n’est pas diagnostiquée à temps.

 

Recrudescence de cas en Australie

En Afrique, Australie, Chine et au Japon, la plupart des cas surviennent dans des régions tropicales ou subtropicales. Sur les 15 pays qui signalent régulièrement des cas, l’État de Victoria, au sud-est de l’Australie, a répertorié plus de 330 malades en 2018, soit une multiplication par quatre en quatre ans, de quoi inquiéter les autorités sanitaires. Les foyers sont touchés géographiquement, sont presque toujours autour d’un écosystème aquatique, le long de cours d’eau à faible débit (étangs, marais, lacs artificiels ou naturels, zones marécageuses). Actuellement, le mode de contagion n’est pas identifié, la seule certitude qu’ont observé les chercheurs est la température qui permet à la bactérie de survivre comprise entre 29 et 33 degrés.  Les spéculations vont bon train et la propagation pourrait-être  « favorisée par les animaux (opossums, koalas, chiens et chats domestiques) jouant le rôle de « réservoirs sains » pour la bactérie ou encore par un contact direct avec de l’eau contaminée ou un sol souillé, ou lors d’un traumatisme (blessure, coupure…) » rapporte Futura Santé.

Un traitement par antibiothérapie

En 2004, des chercheurs de l’Inserm à Angers ont mis au point un traitement par antibiothérapie orale associant rifampicine et clarithromycine. « Cette antibiothérapie par voie orale procure un meilleur confort au malade, tout en évitant les risques liés à l’injection, explique Laurent Marsollier chercheur à l’Inserm. Elle serait particulièrement adaptée pour les patients qui vivent souvent en zones rurales, et pour lesquels l’accès aux soins est très difficile. »

La prévention est la meilleure alliée

Il est possible de prévenir cette maladie en utilisant des moustiquaires, en lavant fréquemment ses vêtements et en soignant les plaies avec des solutions antiseptiques. Plusieurs recherches montre l’incidence de la maladie diminue chez les enfants vaccinés par le BCG (vaccin contre la tuberculose).  En effet L’efficacité de la vaccination BCG a aussi été démontrée dans la prévention des complications osseuses comme cela s’avère être le cas avec les complications liées à l’ulcère de Buruli. Bien évidemment il n’est pas recommandé de toucher un animal que vous ne connaissez pas et de se baigner dans une eau stagnante. En cas de plaie infectée qui ne se referme pas, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.

 

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