Mars Bleu : ensemble luttons contre le cancer colorectal

Mars Bleu : ensemble luttons contre le cancer colorectal

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Si Octobre Rose et Movember bénéficient d’une belle médiatisation, Mars Bleu est beaucoup moins connu. Cet événement est pourtant consacré à une pathologie fréquente et peu dépistée : le cancer colorectal. La Ligue contre le cancer vient de lancer sa campagne #ParlonsFesses via les réseaux sociaux, des affiches et des conférences qui se tiendront dans toute la France. L’objectif est de sensibiliser au dépistage organisé du cancer colorectal et de dire stop aux tabous.

43 000 nouveaux cas en 2018

Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme et le troisième chez la femme. Il s’agit d’une maladie des cellules qui tapissent l’intérieur du côlon et du rectum. Ce cancer concerne essentiellement les hommes et les femmes après 50 ans. Dans la majorité des cas, il se développe à partir de lésions bénignes que l’on appelle des polypes. Lorsqu’ils grossissent, les polypes peuvent se transformer en cancer et entraîner des saignements invisibles à l’œil nu. 40 % des cancers colorectaux touchent le rectum, 60 % le côlon. En 2018, 43 000 nouveaux cas ont été détectés en France.

Un dépistage insuffisant

Le cancer colorectal fait l’objet d’un dépistage organisé, tout comme le cancer du sein ou du col de l’utérus. Pourtant, le taux de participation reste très faible et n’atteint que 33,5 %. Or, la détection précoce de lésions précancéreuses permet de soigner et surtout de guérir le cancer colorectal dans neuf cas sur dix. Le programme de dépistage organisé concerne toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans, qu’elles aient ou non des antécédents familiaux ou personnels. Le fonctionnement est très simple : un kit complet est remis par le médecin traitant à la personne concernée pour qu’elle puisse réaliser le prélèvement d’échantillon de selles à son domicile. Le prélèvement est ensuite expédié à un laboratoire d’analyses médicales pour rechercher la présence de sang dans les selles et dépister une éventuelle lésion précancéreuse ou un cancer. Ce test est intégralement pris en charge par l’Assurance maladie. Dans environ 95,5 % des cas, le résultat est négatif. L’Institut national du cancer (Inca) explique que « cela signifie qu’aucun saignement pouvant témoigner de la présence d’un cancer ou de lésions précancéreuses n’a été détecté au moment du test ». Si le résultat s’avère positif (4,5 % des cas), le médecin prescrit une coloscopie et oriente vers un spécialiste.

Suivi médical : dans quel cas ?

Si vous avez entre 25 et 49 ans et aucun facteur de risque personnel ou familial, alors aucun dépistage n’est recommandé. En effet, avant 50 ans, le risque d’être atteint d’un cancer colorectal est très rare s’il n’y a pas de facteur de risque. En revanche, si vous avez un facteur de risque (personnel et/ou familial), un suivi particulier avec votre médecin traitant est recommandé. Il pourra si besoin vous orienter vers un gastro-entérologue pour des examens s’il le juge nécessaire. En dehors de ces situations, n’hésitez pas à consulter si vous détectez la présence de sang dans vos selles ou si vous êtes sujet à des douleurs abdominales, des troubles du transit persistants ou un amaigrissement inexpliqué.

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