Nouveaux rappels de médicaments à base de valsartan

Nouveaux rappels de médicaments à base de valsartan

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L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié ce jeudi 29 novembre un communiqué dans lequel elle annonce de nouveaux rappels de médicaments contenant du valsartan. Après une première alerte au mois de juillet, cette nouvelle vague risque d’entraîner des ruptures de stock et de bouleverser le traitement de nombreux patients.

Une deuxième substance douteuse

Cet été, les premiers rappels avaient été décidés en raison de la présence de NDMA, substance indésirable soupçonnée d’être cancérogène, dans les médicaments à base de valsartan. De nombreux pays européens ainsi que les Etats-Unis avaient appliqué le principe de précaution et lancé des investigations. L’enquête menée à l’échelle européenne a permis de détecter la présence d’une autre substance classée comme « cancérogène probable chez l’Homme » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : la N-nitrosodiéthylamine ou NDEA.

Onze laboratoires concernés

En juillet, trois sous-traitants chinois fabriquant le principe actif pour le compte des entreprises qui produisent les médicaments avaient été mis en cause. Avec ce deuxième rappel, ce sont désormais onze laboratoires qui sont concernés. Au total, les trois-quarts des médicaments à base de valsartan sont rappelés, ce qui pourrait perturber le quotidien de plus d’un million de patients qui suivent ce traitement pour soigner une insuffisance cardiaque, une hypertension artérielle ou un infarctus récent.

Des alternatives sont disponibles

Pour le moment, les laboratoires qui ne sont pas concernés par ce rappel ne sont pas encore en mesure d’augmenter leur production de manière suffisante pour répondre aux besoins. Il existe heureusement de nombreuses alternatives thérapeutiques qui vont permettre de prendre en charge les patients dont le traitement habituel n’est plus disponible. Pour savoir si un médicament fait partie de la liste des rappelés, l’ANSM recommande de consulter son médecin traitant et de demander conseil à un pharmacien. Si cela est nécessaire, un autre traitement sera envisagé.

L’ANSM rappelle également les risques liés à l’arrêt brutal d’un traitement dans ce cas précis : poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques… Quelle que soit votre situation, n’arrêtez jamais votre traitement sans un avis médical préalable. Si vous souhaitez avoir plus d’informations, vous pouvez composer le numéro vert mis en place par l’ANSM : 0800 97 14 03.

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