Octobre Rose : la campagne est lancée !

Octobre Rose : la campagne est lancée !

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Crédits photo : Ruban Rose

Comme chaque année, le mois d’octobre est placé sous le signe de la lutte contre le cancer du sein. Une femme sur huit est touchée par cette maladie en France. En cette année particulière, marquée par l’épidémie de coronavirus, il est essentiel de ne pas oublier l’importance du dépistage. C’est l’objectif de la campagne Octobre Rose, créée dans le but de communiquer auprès du grand public et d’encourager les femmes à être actrices de leur santé.

La petite histoire d’Octobre Rose

En 1994, le groupe Estée Lauder s’associe au magazine Marie Claire pour fonder l’association Le cancer du sein, parlons-en ! (aujourd’hui Ruban Rose). La première édition d’Octobre Rose se déroule cette même année. Symbolisé par un petit ruban rose devenu incontournable, l’événement est inspiré d’un modèle américain né en 1985. Ses objectifs sont de mettre en avant les femmes (et les hommes, qui représentent 1 % des cas) qui luttent contre le cancer du sein, d’encourager le dépistage et de récolter des fonds pour la recherche. Pendant un mois, des associations, des professionnels de santé et des marques partenaires (cosmétique, lingerie, prêt-à-porter) se mobilisent pour faire parler du cancer du sein à travers des événements et animations organisés sur tout le territoire.

Impact du Covid-19 sur le dépistage

En raison du confinement et de l’épidémie de Covid-19 qui se poursuit, le dépistage du cancer du sein marque un très net ralentissement. Ainsi, la Ligue contre le cancer estime qu’environ 30 000 cancers n’ont pas pu être détectés cette année en raison de la fermeture de certains cabinets de radiologie et de la peur d’être contaminé. Les professionnels de santé craignent donc un retard de prise en charge et une interruption du suivi médical, pourtant nécessaire après le traitement. Une mammographie tous les deux ans permet d’atteindre un taux de guérison de plus de 90 %. En laissant un intervalle plus long entre deux mammographies (deux ans et demi ou trois ans), ce taux descend à 60 %. Les médecins rappellent que six mois suffisent à ce qu’une tumeur se développe et évolue jusqu’à devenir plus difficile à soigner.

Autopalpation, suivi médical et mammographie peuvent vous sauver la vie

En 2018, plus de 58 000 nouveaux cas de cancer du sein et plus de 12 000 décès ont été recensés. Ce cancer demeure le plus fréquent chez les femmes, et aussi le plus meurtrier. Toutefois, il a été prouvé qu’une détection précoce permet d’augmenter les chances de guérison. Pour cela, trois éléments entrent en jeu. Tout d’abord, les femmes sont encouragées dès la vingtaine à pratiquer tous les mois l’autopalpation des seins et des aisselles. Ce geste permet en effet de déceler une éventuelle anomalie, et de consulter rapidement pour réaliser des examens. Ensuite, dès 30 ans, le suivi médical doit être assuré au moins une fois par an par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Enfin, le dépistage organisé s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans. Il implique la réalisation d’une mammographie tous les deux ans, voire tous les ans si le médecin l’estime nécessaire.

La science progresse

Dans le domaine de la lutte contre le cancer du sein, la recherche a fait des progrès importants au cours des trente dernières années. Elle a ainsi permis de mettre au point des traitements toujours plus performants (immunothérapie, thérapies ciblées, nouvelles chimiothérapies), tout en préservant au maximum la qualité de vie des malades. Plusieurs exemples illustrent ces progrès. Ainsi, aujourd’hui, les formes familiales de cancer du sein sont mieux détectées et prises en charge grâce à l’identification des gènes BRCA1 et BRCA2 et aux tests génétiques. En ce qui concerne la radiothérapie, plusieurs pistes sont évaluées, comme l’hypofractionnement, qui consiste à réduire le nombre de séances en utilisant des doses de rayons plus importantes à chaque séance. La radiothérapie peropératoire est également envisagée. Il s’agit d’irradier le sein par l’intérieur, en une seule fois, directement au bloc opératoire après le traitement chirurgical.

Pour faire avancer la recherche, n’hésitez pas à prendre contact avec des associations qui récoltent des fonds. Vous pouvez aussi faire un don directement sur le site de Ruban Rose.

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