Paludisme, l’OMS lance une campagne de vaccination en Afrique 

Paludisme, l’OMS lance une campagne de vaccination en Afrique 

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À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Paludisme, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient d’annoncer son intention de lancer un test de vaccin à grande échelle pour réduire le nombre de malades touchés par le paludisme.

Le paludisme, près de 700.000 décès chaque année

Le paludisme ou malaria est une des maladies infectieuses les plus répandues et meurtrières au monde, plus de 200 millions de personnes en seraient porteuses aujourd’hui et la maladie causerait chaque année pas moins de 700.000 décès.  Les symptômes principaux se traduisent par une fièvre 8 à 30 jours après l’infection, qui peut s’accompagner de maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, et de toux. Si la personne touchée ne suit pas de traitement, il y a des « crises de paludisme » qui reviennent périodiquement tout au long de la vie.

 Le paludisme se transmet essentiellement par des piqûres de moustiques appartenant au genre Anopheles. Une vingtaine d’espèces différentes sont présentes en quantités importantes à travers le monde notamment dans les zones tropicales défavorisées.

C’est une maladie qui touche particulièrement les enfants, 2500 000 d’entre eux âgés de moins de 5 ans décèdent des suites de cette maladie en Afrique chaque année.

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. L’OMS a annoncé le lancement d’une campagne de vaccination de grande ampleur, ce qui pourrait bien faire avancer la lutte contre cette maladie.

 

Un vaccin en test dans 3 pays

Le vaccin RTS-S permet de réduire de 40% le nombre de malades atteint de paludisme durant les 4 premières années et de 30% les personnes touchées par sa forme la plus sévère. Ce vaccin doit être administré en quatre fois, ce qui peut s’avérer complexe. En effet, la mise en place d’un tel protocole de vaccination dans des pays où le système de santé est peu structuré n’est pas simple.

L’OMS va tester l’efficacité du vaccin dans trois pays : le Kenya, le Ghana et le Malawi. 360 000 enfants vont être concernés par ce test chaque année. Plusieurs éléments devront être évalués notamment :

  • L’impact du vaccin sur la réduction de la mortalité
  • La non-dangerosité d’une utilisation systématique
  • La faisabilité d’administrer quatre doses.

Les résultats seront connus d’ici 2 ans et s’ils sont positifs, ce vaccin pourrait alors être utilisé dans toute l’Afrique.

 

 

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