Paracétamol : attention aux risques de surdosage

Paracétamol : attention aux risques de surdosage

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paracetamol-surdosageLe paracétamol est l’un des médicaments antidouleurs les plus utilisés au monde. On le retrouve dans toutes les armoires à pharmacie dignes de ce nom. Pour cause, il est disponible sans prescription médicale et n’a que très peu de contre-indications ou d’effets secondaires.

Néanmoins, comme tous les autres médicaments, il est important de respecter les doses maximales recommandées et quelques précautions d’emploi. Un surdosage de paracétamol peut provoquer de graves lésions du foie et mettre en danger la vie du patient. Explications.

Paracétamol : quels usages ?

Le paracétamol est un médicament antalgique et antipyrétique, c’est-à-dire qu’il traite les douleurs légères à modérées et lutte contre la fièvre. Il est notamment indiqué pour soulager les maux de tête, les douleurs dentaires, les états grippaux, les courbatures ou encore les règles douloureuses.

Ce médicament peut être utilisé autant chez l’adulte que chez l’enfant. Il convient également aux femmes enceintes et aux personnes âgées. En revanche, il est contre-indiqué aux personnes souffrant d’une maladie au foie.

Les bons réflexes lors de la prise de paracétamol

En dehors de toutes situations particulières (alcoolisme, régime hypocalorique, autre traitement médicamenteux …), la dose maximale recommandée de paracétamol est de 4 grammes par jour chez l’adulte. La posologie usuelle est de 500 mg à 1 gramme (maximum) par prise. Chez l’enfant, la dose maximale est de 10 à 15 mg par kilo de poids corporel, au maximum 4 fois par jour.

Entre chaque prise, il faut respecter un intervalle d’au moins quatre heures, voire six chez les jeunes enfants. Attention à la prise de plusieurs médicaments en même temps : non seulement ils sont susceptibles d’interagir entre eux, mais vous pourriez aussi dépasser la dose maximale sans vous en rendre compte. Le paracétamol est vendu sous différents noms commerciaux et différentes formes (sirops, comprimés, suppositoires, …) qui ne permettent pas de déduire si un médicament contient ou non du paracétamol. Consultez toujours la notice et la composition d’un médicament avant sa prise pour éviter les erreurs.

Faut-il consulter avant la prise de paracétamol ?

La prise de paracétamol ne nécessite pas de consultation et de prescription médicale. Dans le cadre de l’automédication, le traitement au paracétamol doit cependant rester le plus court possible. Si la douleur ou la fièvre dure plus de 3 jours, il est conseillé d’arrêter la prise et de consulter au plus vite un médecin.

Certaines situations nécessitent tout de même de voir son médecin avant la prise du médicament :

  • Si vous suivez un autre traitement ou que vous avez pris récemment d’autres médicaments, afin d’éviter une éventuelle interaction médicamenteuse ;
  • Si vous prenez des médicaments ayant une influence sur le fonctionnement du foie et des reins. C’est le cas des traitements contre l’épilepsie, la tuberculose ou le sida par exemple ;
  • Si vous consommez beaucoup d’alcool, car l’association avec le paracétamol peut rapidement provoquer des lésions du foie, même à faibles doses ;
  • Si vous suivez un régime hypocalorique ou si vous mangez peu ou pas assez varié en raison d’une maladie.

Les risques d’un surdosage de paracétamol

En cas de non-respect des doses maximales recommandées et des précautions d’emploi, il est possible de faire un surdosage au paracétamol. Cela peut engendrer de graves lésions du foie, parfois irréversibles. Le foie joue, entre autres, un rôle dans l’élimination de substances toxiques, mais également dans le métabolisme énergétique. La transplantation représente parfois l’unique chance de guérison. Dans les cas les plus sévères, le surdosage provoque le décès du patient.

Comment réagir en cas de surdosage ?

Les symptômes d’un surdosage au paracétamol sont des nausées, des vomissements, une perte d’appétit et des douleurs abdominales. Ils apparaissent plusieurs heures ou plusieurs jours après l’ingestion, alors que le foie est déjà atteint.

En cas de suspicion de surdosage, si possible avant même l’apparition des premiers symptômes, il est recommandé de contacter au plus vite un médecin ou le Centre Antipoison le plus proche de chez soi.

Lorsque le surdosage est important, la prise en charge consiste à administrer de l’acétylcystéine en milieu hospitalier. En revanche, si les séquelles sont irréversibles, la transplantation est l’unique recours pour sauver le patient.

L’essentiel à retenir

Le paracétamol est un médicament qui, comme tous les autres, nécessite de prendre certaines précautions. Pour éviter le risque de surdosage, il est recommandé de lire attentivement la notice avant l’usage, de suivre scrupuleusement les doses maximales recommandées et de respecter un intervalle de minimum 4 heures entre chaque prise, voire 6 heures pour un jeune enfant. Si les symptômes persistent après 3 jours de traitement, la consultation médicale est nécessaire.

En cas de surdosage, un médecin ou le centre antipoison le plus proche doit être averti sans délai. Plus vite le surdosage est détecté, plus grandes sont les chances de guérison.

 

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