Peegasm : une pratique sexuelle à risque

Peegasm : une pratique sexuelle à risque

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Le peegasm a fait son apparition récemment dans les forums de discussions américains. Cette nouvelle tendance farfelue, pratiquée principalement par les femmes, consiste à se retenir d’uriner le plus longtemps possible pour provoquer ensuite un orgasme intense au moment d’aller aux toilettes. Mais attention, cela n’est pas sans risques pour l’organisme ! Le site iflscience.com et de nombreux médecins spécialistes mettent ainsi en garde contre les méfaits du peegasm à plus ou moins long terme.

Comment ça fonctionne ?

Le déclenchement d’un orgasme après s’être retenu longtemps d’uriner peut s’expliquer par la proximité du clitoris, du vagin et de l’urètre. Au moment d’aller aux toilettes, le col de la vessie s’ouvre et vient stimuler le clitoris mais aussi ses branches, provoquant une augmentation du plaisir, parfois jusqu’à l’orgasme.

Quels sont les risques ?

Les conséquences du peegasm sur le système urinaire sont nombreuses. L’urine présente dans la vessie renferme des bactéries et les déchets de l’organisme filtrés par les reins et destinés à être éliminés. Lorsqu’elle stagne trop longtemps, cela peut provoquer des sueurs, des frissons et des douleurs pelviennes mais aussi une infection urinaire (aussi appelée cystite) voire une pyélonéphrite (infection des reins). Les séquelles peuvent alors être irréversibles.

Le peegasm, s’il est pratiqué trop souvent, entraîne une fragilisation des parois du tractus urinaire, c’est-à-dire de l’ensemble des organes formant le système urinaire : reins, uretères, vessie, urètre. Le relâchement des muscles de la paroi de la vessie est également une conséquence possible. Cela augmente le risque de rétention urinaire (on ne parvient pas à éliminer totalement l’urine malgré l’envie), une pathologie qui, à terme, nécessite parfois la pose d’une sonde urinaire.

Le reflux vésico-urétéral est un autre risque du peegasm : l’urine, au lieu d’être éliminée, prend le chemin inverse et remonte dans l’urètre et les reins avec les effets que l’on a expliqués précédemment.

Moralité ?

Le jeu n’en vaut clairement pas la chandelle ! Au vu des effets indésirables, il est fortement déconseillé de pratiquer le peegasm pour parvenir à l’orgasme. Cette tendance, éphémère on l’espère, est l’occasion pour les médecins de rappeler qu’il ne faut pas attendre plus de 10 à 15 minutes avant d’aller aux toilettes à partir du moment où le cerveau a signalé le besoin d’uriner.

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