Près de 152 millions de personnes atteintes de démence d’ici 30 ans !

Près de 152 millions de personnes atteintes de démence d’ici 30 ans !

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L’OMS estime que dans l’ensemble de la population, entre 5 et 8 % des personnes âgées de 60 ans et plus seront atteintes de démence à un moment donné. La démence constitue un problème de santé publique qui progresse rapidement, en raison du vieillissement de la population, et qui touche environ 50 millions de personnes dans le monde.

Selon les prévisions, ce nombre devrait tripler d’ici 2050, pour atteindre, 152 millions de personnes, a alerté l’OMS.

Des chiffres édifiants

La démence se caractérise par une perte ou réduction des capacités cognitives suffisamment importante pour entraîner une perte d’autonomie. Les fonctions cérébrales atteintes sont souvent la mémoire, l’attention, et le langage.

Selon l’OMS, 60 % des personnes atteintes de démence aujourd’hui sont dans des pays “à revenu faible ou intermédiaire”. Chaque année, 10 millions de nouveaux cas de troubles cognitifs sont recensés et devraient approcher les 82 millions en 2030 et 152 millions d’ici 2050. Cette augmentation n’a pas seulement un coût humain, mais est également économique. En effet la maladie engendre des coûts supplémentaires pour les familles, mais aussi pour les gouvernements, ainsi qu’une perte de productivité pour les économies, selon l’OMS. On estime que le montant global de la démence était de 729 milliards d’euros (818 milliards de dollars) en 2015, soit 1,1% du produit intérieur brut mondial.

Pathologies chroniques et l’âge comme facteur

L’âge est le principal facteur du déclin cognitif. Cependant, la vieillesse n’est pas une fin en soi, de nombreuses études ont attesté un lien entre le développement de ce trouble et le manque d’activité physique, ou encore le tabagisme. Les régimes alimentaires peu équilibrés et une trop grande consommation d’alcool en résulteraient aussi. Des pathologies chroniques comme l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie, l’obésité ou la dépression peuvent également contribuer à la démence.

Les recommandations de l’OMS

« Nous savons qu’il existe des facteurs de risque de démence que nous pouvons modifier », a expliqué le Dr Neerja Chowdhary, du département de la Santé mentale à l’OMS. L’organisation vient de mettre place des recommandations afin de combattre la progression de la démence. Parmi elle, la pratique d’une activité physique régulière et l’aide au sevrage tabagique. Côté nutrition, l’institution spécialisée promeut le régime méditerranéen, mais plus largement, un régime sain et équilibré. L’Organisation engage les pays à une meilleure prise en charge de l’hypertension et du diabète ainsi que de la dépression.

Vivre sainement pourrait donc réduire les risques de démence.

« Les preuves scientifiques recueillies (…) confirment ce que nous soupçonnons depuis un certain temps, à savoir que ce qui est bon pour notre cœur est aussi bon pour notre cerveau », conclut le directeur de l’OMS.

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