Quand un test ADN mène à une erreur irréparable !

Quand un test ADN mène à une erreur irréparable !

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Elisha, une américaine de 36 ans, a fait le choix de se faire retirer ses deux seins et son utérus en prévention d’un potentiel cancer. Quelques jours après son opération, l’américaine apprend que le test ADN qui l’a poussé à cette opération était négatif.

Une opération préventive

La vie d’Elisha est bouleversée le jour où l’actrice Angélina Jolie annonce par voie de presse qu’elle va subir une ablation préventive des seins à la suite d’un test ADN. Ce dernier permet de déceler la présence des gènes BRCA1 et BRCA2 qui augmente le risque de développer un cancer féminin. Les deux femmes ont une histoire en commun, leurs mères sont toutes les deux décédées d’un cancer.

Elisha décide de faire le même type de test ADN. Devant les résultats, son médecin lui annonce qu’elle est porteuse d’un mauvais gène et lui conseille alors une chirurgie préventive d’ampleur : ablation des seins, des ovaires et de l’utérus. En août et en octobre 2016, Elisha décide de se faire opérer “pour éviter de vivre ce qu’a vécu [sa] mère : la chimio, la radiothérapie…” confie-t-elle à Complément d’enquête.

Quelques semaines plus tard, un autre médecin lui demande de vérifier ses résultats avec le laboratoire qui a réalisé les analyses ADN. Le couperet tombe, Elisha était négative au test.

Aux Etats-Unis, les demandes de tests génétiques visant à détecter la présence des gènes BRCA1 et BRCA2 se sont multipliées depuis la démocratisation de la technique de chirurgie préventive par l’actrice Angelina Jolie.

En France, les tests génétiques pour dépister certains types de cancers sont très encadrés et réservés à une population ciblée. Aujourd’hui, certaines femmes peuvent demander à réaliser un test génétique, en fonction de leur histoire familiale ou de critères particuliers, lors de consultations d‘oncogénétique. Ces consultations ont d’ailleurs vu leur activité croître : entre 2014 et 2016, les tests liés aux cancers héréditaires sont passés de 17000 à plus de 24000, selon une étude de l’Institut National du Cancer.

2% des femmes dépistées décident de recourir à une chirurgie préventive. Lorsque l’intervention est refusée, une surveillance rapprochée est mise en place avec un suivi clinique, radiologique, échographique mammaire et par IRM pluriannuelle.

La prévention c’est essentiel !

Détecté au plus tôt, le cancer du sein ou de l’utérus a 9 chances sur 10 d’être guéri, avec des traitements moins lourds pour la patiente.

C’est pourquoi le programme de dépistage organisé permet aux femmes de 50 à 74 ans d’effectuer une mammographie gratuite tous les deux ans.  De même chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans un frottis cervico-vaginal au minimum tous les 3 ans (col de l’utérus) est recommandé. Sachez que ces deux examens sont pris en charge par l’assurance maladie.

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