Quels sont les bienfaits de l’acupuncture ?

Quels sont les bienfaits de l’acupuncture ?

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L’acupuncture, est l’une des quatre branches de la médecine chinoise. Cette pratique est fondée sur le rétablissement de la circulation harmonieuse de l’énergie (Qi) dans le corps. Une bonne circulation de l’énergie se traduirait par un meilleur équilibre et une bonne santé. À l’inverse, un déséquilibre énergétique pourrait entraîner des maladies. L’acupuncteur utilise des aiguilles pour influer sur le Yin et le Yang qui symbolisent les deux parties opposées d’un même phénomène à partir des méridiens qui dessinent les voies de circulation de l’énergie vitale. Pharma GDD vous dit tout sur cette médecine douce.

Principe de l’acupuncture

Dans la médecine chinoise, le Qi, aussi appelé “Souffle » ou “Energie vitale”, est l’une des cinq substances circulant dans le corps par les méridiens, avec le sang, les liquides organiques, l’esprit et les essences. Ces éléments servent à maintenir l’organisme dans un équilibre harmonieux autour des notions de Yin et de Yang, c’est-à-dire dans l’unité malgré la dualité. Une rupture peut se produire au sein de cet équilibre, ce qui entraîne l’apparition de symptômes. L’acupuncture est alors un moyen de rééquilibrer l’énergie du corps en appliquant des aiguilles sur des points spécifiques situés le long des méridiens. Il existe d’ailleurs toute une cartographie de ces méridiens en fonction des maux à soigner.

Dans quel cas consulter un acupuncteur ?

L’organisation mondiale de la santé (OMS) suite à des tests et des essais cliniques, a validé l’utilisation de cette médecine traditionnelle dans de nombreux champs d’application. L’OMS a donc dressé une liste des maladies traitées sous tests cliniques ainsi que les résultats obtenus pour chacune d’entre elles. Pour certaines d’entre elles, l’acupuncture s’applique en complément des traitements classiques.

– Soulager les nausées et les vomissements liés à une intervention chirurgicale ou à une chimiothérapie ;

– traiter la migraine et la colique néphrétique ;

– traiter l’hypertension et les états dépressifs ;

– soulager les douleurs menstruelles, dentaires ou articulaires ;

– soulager certains troubles musculosquelettiques (TMS) et psychiques.

Pour le traitement de l’insomnie ou pour favoriser l’arrêt du tabac malgré un taux de réussite, elle doit tout de même faire l’objet de recherches plus approfondies.

 

Comment pratique-t-on l’acupuncture ?

L’acupuncture est pratiquée à l’aide d’aiguilles à usage unique. Les aiguilles d’acupuncture sont en acier inoxydable. Très fines (0,22 mm), leur longueur diffère en fonction de la maladie ou les zones à traiter. Dans la médecine chinoise, les symptômes d’un patient apparaissent lorsque l’énergie (le Qi) est bloquée, absente, ou en trop grande quantité dans certaines parties du corps correspondant à différents méridiens. « En cas de vide, il faut tonifier ; en cas de plénitude, il faut disperser », recommande le “Huangdi Neijing”, ouvrage de médecine chinoise.

En fonction des besoins du patient, le médecin acupuncteur appliquera les aiguilles plus ou moins doucement vers l’amont ou vers l’aval de l’un des méridiens pour combler les vides ou disperser l’énergie.

Le nombre d’aiguilles insérées sous la peau dépend du trouble à traiter. En général, le praticien en utilise une dizaine. Il laisse les aiguilles en place quelques minutes puis les retire plus ou moins lentement selon la technique utilisée.

Il existe plusieurs procédés en acupuncture :

– L’électrostimulation : on fait passer un léger courant électrique dans les aiguilles. La technique consiste à placer des électrodes sur la peau à l’endroit de la douleur, le soulagement se fait par une stimulation non douloureuse qui, par le biais du système nerveux, inhibe la conduction du message de douleur. Ce processus neurophysiologique est le même qui intervient quand on se frotte ou se masse légèrement pour soulager sa douleur.

– La moxibustion : stimulation des points d’acupuncture par la chaleur. Cette technique consiste à réchauffer à l’aide des moxas un point d’acupuncture et à faire pénétrer la chaleur à travers la peau. Le terme moxa désigne une variété d’armoise, la plante avec laquelle les moxas sont généralement fabriqués. Ceux-ci se présentent le plus souvent sous la forme de boulettes ou de cônes.  C’est la chaleur dégagée par leur combustion qui stimule les points d’acupuncture.

– Les “Ba Guan Zi” : ventouses que le médecin fait glisser le long d’un méridien. Il s’agit de petits flacons de verre de tailles variables que l’on pose sur la peau après en avoir chassé l’air de façon à créer une dépression. Ce procédé attire le sang vers la surface du corps et en facilite la circulation. La pose de ventouses est indolore mais va marquer la peau par une tache foncée qui peut demeurer quelques jours.

– Le “Pi Fu Zhen” :  Il s’agit ici d’utiliser petit marteau doté d’aiguilles avec lequel on tapote légèrement la peau.

-La digitopuncture : A la différence de l’acupuncture qui utilise des aiguilles pour cibler des points de pression spécifiques sur ces méridiens, la digitopuncture utilise la pression des doigts, du coude, des pieds, ou même d’accessoires tels que des balles par exemple. On parle aussi d’acupression.

L’acupuncture peut s’appliquer aussi bien aux enfants en bas âge qu’aux adultes et aux personnes âgées. Seul le choix de la technique diffère.

Comment se déroule une séance d’acupuncture ?

Lors du premier rendez-vous, le médecin acupuncteur soumet le patient à un examen clinique impliquant une auscultation et des palpations, ainsi qu’à un questionnaire détaillé sur ses antécédents médicaux et ses problèmes de santé. Au terme de l’examen, le médecin détermine l’énergie générale de son patient. En fonction de sa première observation et des troubles évoqués, il choisit les points et les techniques pour appliquer les aiguilles. Lors des séances suivantes, l’interrogatoire et l’auscultation seront plus courts mais nécessaires. En effet, une maladie ou un trouble évolue. Il est important de considérer la présence de nouveaux symptômes ou d’une amélioration.

Comment choisir son acupuncteur ?

En France, l’acupuncture est légalement pratiquée par les médecins, dentistes et sages-femmes. Les médecins et les dentistes doivent être titulaires d’une capacité d’acupuncture et les sages-femmes d’un DIU d’acupuncture. Seuls les détenteurs de ces diplômes peuvent afficher la mention “acupuncteur” sur leur plaque.

Certains acupuncteurs non-médecins, formés par des écoles privées ou à l’étranger, proposent également des consultations autorisées en France. Il existe un annuaire qui répertorie les praticiens, celui de la Fédération des acupuncteurs pour leur formation médicale continue.

Contre-indications à l’acupuncture

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la pratique de l’acupuncture est contre-indiquée en cas de :

Grossesse, en effet l’acupuncture peut provoquer des contractions utérines, une fausse couche ou un accouchement si les points sont situés sur le bas-ventre et la région lombo-sacrée pendant les trois premiers mois. Après le troisième mois, il est déconseillé de piquer les points situés sur l’abdomen supérieur et la région lombo-sacrée.

La pratique de l’acupuncture est cependant autorisée durant la grossesse lorsqu’il s’agit de soulager les nausées, de provoquer ou de réduire la durée d’un accouchement à des fins thérapeutiques ;

– urgences médicales et chirurgicales : l’acupuncture n’est en rien un traitement d’urgence ou de premiers secours, ni une substitution à une intervention chirurgicale nécessaire ;

– tumeurs malignes : la pose d’une aiguille sur le site d’une tumeur est interdite. En revanche, placée sur un autre point, l’aiguille peut soulager les douleurs liées à la tumeur ou au traitement ;

L’acupuncture avec des aiguilles est également déconseillée en cas de troubles hémostatiques (saignements, coagulation).

Il est préférable de consulter son généraliste avant de faire une séance avec un acupuncteur non médecin.

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