Rétrospective santé 2018

Rétrospective santé 2018

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 La nouvelle année arrive, c’est l’occasion de faire un petit tour d’horizon sur les faits marquants de 2018. Côté santé, de nombreuses réformes ont été annoncé et vont se mettre en place comme la gratuité des préservatifs, la fin du numerus clausus ou encore la réouverture du dossier patient partagé. Côté technique en 2018 nous avons assisté à la première greffe de trachée et à une naissance miraculeuse, un bras ionique. Pour finir l’année, Pharma GDD fait le point sur les principales avancées santé de 2018.

 

Un prix Nobel de médecine pour l’immunothérapie

Le prix Nobel de médecine a récompensé les travaux menés par James P. Allison et Tasuku Honjo sur l’intérêt de l’immunothérapie dans le traitement du cancer. Les deux chercheurs ont pu observer durant leurs travaux que cette technique permettait de réduire la taille des tumeurs, de prolonger la durée de vie des malades concernés voire de favoriser la guérison de certains cancers à des stades pourtant avancés. L’immunothérapie a notamment montré son efficacité dans le traitement du mélanome, du cancer du sein et de celui du poumon, y compris au stade métastatique.

 

Le préservatif sur ordonnance

Depuis le 10 décembre, les médecins peuvent prescrire à leurs patients des préservatifs masculins qui sont remboursés par l’Assurance-maladie. Il s’agit d’une mesure de prévention importante pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles (IST), en pleine recrudescence au cours des dernières années, notamment chez les plus jeunes.

La fin du numerus clausus et des ECN

Dès la rentrée 2020, le numerus clausus qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine, sage-femme, dentaire ou pharmacie, sera supprimé. Exit aussi les épreuves classantes nationales (ECN) sanctionnant la fin du deuxième cycle, qui contraignent les étudiants au bachotage au prix d’un stress excessif et cela dès 2019.

Une naissance inespérée

C’est un petit miracle qui s’est produit au Centre hospitalier universitaire de Montpellier (Hérault). Claire, une jeune maman à qui les médecins avaient diagnostiqué un cancer du col de l’utérus il y a deux ans, a pu accoucher d’une petite fille après avoir bénéficié d’une intervention encore peu répandue, une trachélectomie (ablation du col de l’utérus). C’est cette technique qui lui a permis de guérir puis de tomber enceinte et de porter son premier enfant. Une première pour l’hôpital et un grand espoir pour de nombreuses malades.

Greffe d’utérus : une première mondiale au Brésil

La revue scientifique The Lancet a révélé le 4 décembre un événement heureux qui pourrait créer une petite révolution en matière de don d’organes. Il y a un an environ, une jeune trentenaire a accouché d’une petite fille après avoir été greffée d’un utérus prélevé sur une donneuse décédée. Une première mondiale rendue possible par une étude menée à l’hôpital de São Paulo au Brésil.

La rémunération de la télémédecine

Après des années d’expérimentations, la télémédecine dispose enfin d’un cadre réglementaire permettant son déploiement sur tout le territoire, notamment dans les zones en pénurie médicale. Le texte précise les tarifs remboursés par la Sécu et les modalités de mise en relation entre les patients et leur médecin, de quoi amorcer le déploiement de cette pratique.

 

La généralisation de la vaccination anti-grippe par les pharmaciens

 Expérimentée dans deux régions de France, la vaccination contre la grippe par les pharmaciens va être généralisée à tout le territoire en 2019 (campagne hiver 2019-2020). La mesure fait partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019. Depuis mars 2018, les pharmaciens sont également autorisés à réaliser des bilans de médication pour les personnes âgées.

 

Le Dossier Médical Partagé relancé

Quinze ans après l’ouverture du dossier médical partagé (DMP), le gouvernement a annoncé début novembre le lancement à grande échelle d’une nouvelle version, censée convaincre soignants et patients. Le patron de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie, Nicolas Revel, promet plus de simplicité à l’ouverture et à l’approvisionnement. Cinq semaines après cette annonce, près d’un million de DMP avaient été ouverts. Il s’agit d’un carnet de santé numérique qui conserve et sécurise nos informations médicales : traitements, résultats d’examens, allergies… Il vous permet de les partager avec les professionnels de santé de votre choix, qui en ont besoin pour vous soigner. Le DMP doit, à terme, contenir toutes les données du patient qui sont aujourd’hui dispersées, comme les pathologies et allergies, traitements médicamenteux, analyses médicales, comptes rendus d’hospitalisation. En pratique, chaque personne bénéficiant d’un régime de sécurité sociale peut disposer d’un Dossier Médical Partagé. Seuls les professionnels de santé que vous autorisez et vous-même pouvez le consulter.

 

1ère greffe d’une trachée

C’est une révolution dans le domaine de la transplantation d’organes. En mai, un article publié dans la revue médicale américaine Jama et présenté au Congrès de l’American Thoracic Society à San Diego présente la réussite de plusieurs greffes de trachées artificielles réalisées par une équipe française, les médecins ont mis en place une technique inédite : remplacer les tissus malades par l’aorte abdominale ! Après vingt ans de recherches et d’essais cliniques, le professeur Emmanuel Martinod, chef du service de chirurgie thoracique et vasculaire à l’hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP), et son équipe peuvent se féliciter d’être à l’origine d’une véritable innovation.

Diabète type 2, une avancée médicale qui redonne espoir

Il y a quelques jours la vie de millions de diabétiques a été bousculée, en effet des médecins néerlandais ont annoncé avoir testé sur cinquante patients un traitement capable de se substituer aux injections d’insuline.Pour l’essai clinique  : « les patients se sont vus introduire un tube de la bouche jusqu’à l’intestin grêle, au bout duquel se trouvait un petit ballon. Celui-ci a été rempli d’eau chaude pour brûler la muqueuse. Cette intervention a permis le renouvellement des cellules de la membrane et la nette amélioration de la santé du patient » comme l’explique Le Guardian. Durant les semaines qui ont suivi l’opération, les taux de glucose dans le sang se sont améliorés et un an après la maladie était stabilisée pour 90 % des patients et la majorité d’entre eux n’avaient plus recours aux injections.

 

 

Un pas vers la disparition de l’hépatite C

Pour la première fois dans l’histoire, la disponibilité de traitements efficaces peut permettre de planifier la disparition d’une maladie chronique. Cet objectif figurant dans le plan « priorité prévention » du gouvernement programme « l’élimination de l’hépatite C à l’horizon 2025 ». Pour y parvenir, un dépistage universel est en train de voir le jour. L’hépatite C est la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie grâce à un traitement médicamenteux. Les spécialistes préconisent la mise en place d’un dépistage pour tous. Un travail de fourmi qui doit permettre d’éliminer la maladie. Découvert en 1989 le virus infecte en France actuellement environ 130 000 personnes dont 75 000 ne savent pas qu’ils sont porteurs. Cette maladie virale s’attaque aux cellules du foie. Elle est responsable de 70% des maladies hépatiques et elle peut évoluer à la longue en cirrhoses et cancers du foie.

 

Un bras bionique

Chaque année, 200 personnes se font amputées d’un bras, le plus souvent à la suite d’un accident. À l’Institut de réadaptation de Nancy, un programme de recherche teste actuellement un nouveau type de prothèse robotisée. Cette dernière peut être contrôlée instinctivement par les patients qui ont perdu un bras. Ce dispositif pourrait sur le long terme remplacer les prothèses classiques, très difficiles à contrôler.

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