Robotique : le Japon toujours à la pointe

Robotique : le Japon toujours à la pointe

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Le Japon est depuis plusieurs années considéré comme le pays le plus avancé en matière de robotique. Machines de soin, exosquelettes, gestion des catastrophes, accueil ou présentation des journaux d’informations, tous les secteurs sont concernés. La dernière innovation en date vient de l’université de Tokyo où des chercheurs sont parvenus à créer un robot doté de fibres musculaires.

Un robot biohybride miniature

Yuya Morimoto et Shoji Takeuchi sont les deux chercheurs à l’origine de ces travaux qui ont fait l’objet d’un article publié le 31 mai dernier dans la revue Science Robotics. Avec le soutien de l’Institut des sciences industrielles de leur université, ils ont cultivé sur des feuilles d’hydrogel des cellules souches issues de rats qui se sont ensuite transformées en fibres puis en muscles.

Une fois ces muscles obtenus, ils ont procédé à leur implantation sur un robot miniature constitué de métal et de plastique et mesurant seulement quelques millimètres de long. Des électrodes ont ensuite été fixées sur les fibres musculaires pour transmettre le stimulus nécessaire à la contraction et à la décontraction du muscle.

Au stade actuel, le robot a un fonctionnement qui peut être comparé à celui d’un doigt et possède une capacité de flexion et de traction lui permettant d’attraper et de soulever un anneau. Le robot est conservé dans l’eau, ce qui permet aux muscles d’atteindre une durée de vie d’une semaine. Dans des études précédentes, l’absence de contraction et de décontraction entraînait un rétrécissement et une détérioration des fibres musculaires.

Des perspectives intéressantes pour la santé

Ces travaux jusqu’ici inédits n’en sont encore qu’à leurs balbutiements mais laissent toutefois présager des perspectives intéressantes pour d’autres domaines et notamment la santé.

L’objectif final des chercheurs japonais est de regrouper plusieurs de ces robots miniatures dans un seul et unique appareil qui permettrait de reproduire une activité musculaire plus complexe comme celle qui permet par exemple aux mains et aux bras de fonctionner.

A terme, cette innovation pourrait contribuer à l’amélioration des procédures de transplantation d’organes et intervenir dans la fabrication de prothèses plus performantes : un espoir pour les personnes accidentées ou nées avec une malformation.

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