Saint-valentin : quand la chimie parle d’amour

Saint-valentin : quand la chimie parle d’amour

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Adrénaline, noradrénaline et dopamine sont les ingrédients biochimiques indispensables à la recette de l’amour. S’attirer, se désirer et s’attacher, c’est d’abord établir une communication inconsciente entre des neurones qui utilisent d’infimes signaux électriques déclenchant la libération de clés chimiques que les neurones s’échangent. Passionnel, romantique ou juste physique, l’amour est le résultat d’une mécanique complexe, mêlant pulsions et envie. De l’attirance à la passion puis à l’attachement, Pharma GDD décrypte le phénomène amoureux.

La biochimie décortique l’amour

C’est dans les années 1980 que les neurobiologistes ont commencé à s’intéresser à ce qui se passe dans notre cerveau lorsque l’on tombe amoureux. C’est à partir des circuits de neurones, activés par sept à huit clés chimiques, que les neurones se parlent et font fonctionner ce cerveau si particulier à l’espèce humaine : le cerveau limbique, cerveau des “émotions”. Comment peut-on expliquer cette soudaine vague d’émotions et de pensées à la rencontre de cette personne ? Après plusieurs études, il s’agit en fait de l’accord parfait qui existe entre les systèmes excitateurs et les systèmes calmants, qui rend nos comportements souvent spontanés et immédiats. Au cœur de l’envie d’une relation avec l’autre se trouve un messager essentiel du cerveau : la dopamine, l’hormone du désir.

L’amour se déroule par étapes, qui s’étalent dans le temps. Tout commence par l’attirance, l’alchimie est le signe d’une rencontre réussie. La séduction et le désir qui en résultent se concrétisent généralement par des rapports sexuels, et peuvent parfois mener à la passion, puis au fil du temps vers un attachement durable.

Ainsi, petit à petit se décortiquent tous ces phénomènes qui accompagnent la perception des émotions et l’élaboration des sentiments et des comportements amoureux.

L’amour c’est une histoire d’étapes

Grâce aux progrès de la neurobiologie, on sait que ces étapes sont liées à l’effet de deux molécules chimiques : la dopamine et l’ocytocine. C’est la dopamine qui mobilise notre énergie et déclenche en nous le désir ! Ensuite lorsque la relation est établie, l’échange de caresses et de baisers libère l’ocytocine qui va réduire l’angoisse et booster notre confiance en l’autre.

Nos sens sont exacerbés, notre cerveau émotionnel est activé c’est ce moment que choisi notre cerveau pour libérer les clés chimiques du stress : l’adrénaline et la noradrénaline. Ces neurotransmetteurs dopent notre énergie, nous empêchent de dormir et stimulent notre envie de voir l’autre. C’est là que la dopamine nous pousse à foncer.

La phase d’amour passionnel est installée, avec un sentiment de bien-être et de sécurité. La libération de sérotonine tempère petit à petit nos ardeurs, en limitant les effets de la dopamine.

Désir et amour passionnel aboutissent à la phase de l’amour que l’on appelle compagnonnage, celle-ci permet l’échange continu de tendresse apporte la solidité du couple. Avec la vasopressine, l’ocytocine prend à nouveau les commandes, créant ainsi une véritable chimie de l’attachement.

Bien sûr, la complexité de l’amour ne pourra jamais se résumer à un simple jeu d’ingrédients chimiques ! Cependant, au fur et à mesure de l’évolution humaine et du développement du cerveau humain, se dessine, lorsque l’on aime, une alchimie réelle de la relation et de la formation des couples.

 

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