Santé : 5 changements annoncés par le gouvernement

Santé : 5 changements annoncés par le gouvernement

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Edouard Philippe, Premier ministre – Source : gouvernement.fr

Mardi dernier, le Premier ministre Edouard Philippe et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, annonçaient la mise en place d’une grande réforme visant à transformer notre système de santé actuel. Qu’en est-il exactement ? À quoi faut-il s’attendre pour les mois à venir ? Pharma GDD vous répond.

Une réforme globale du système de santé

Dès sa nomination, le Gouvernement a annoncé sa détermination à agir pour améliorer le système de santé. Plusieurs décisions fortes ont déjà été mises en place, notamment une mesure visant à rendre obligatoires 11 vaccins pour les enfants dès le 1er janvier 2018.

Si l’introduction de ce nouveau carnet vaccinal a fait grand bruit auprès du grand public, le Gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé ont annoncé le lancement de la stratégie de transformation du système de santé. Une phase de concertation se déroulera de mars à mai 2018 et s’achèvera par la présentation d’une feuille de route détaillée avant l’été.

Cette réforme globale est destinée à répondre à des failles dans le système de santé actuel :

  • Un investissement insuffisant dans la prévention ;
  • Une difficulté d’accès aux soins dans certains territoires avec l’apparition de déserts médicaux ;
  • Un cloisonnement du système qui laisse le patient souvent coordonner lui-même les différents professionnels de santé.

Pour faire avancer la réflexion qui doit mener à cette réforme, le gouvernement se concertera donc, pendant 3 mois, avec l’ensemble des professionnels de santé autour de 5 axes principaux :

1) La qualité et la pertinence des soins :

La réforme vise à améliorer la qualité du parcours de santé des patients et la pertinence des soins qui leur sont proposés. La ministre de la Santé a, par exemple, demandé à la Haute autorité de santé de mettre en place différents indicateurs permettant de mesurer la qualité des soins autour de dix pathologies fréquentes comme le diabète ou l’insuffisance rénale.

2) Les modes de rémunération, de financement et de régulation :

Le gouvernement s’attaque également à la rémunération des professionnels de santé. Il souhaite réformer « en profondeur la tarification des soins quel que soit le secteur ».

Autre changement annoncé pour 2019 : la mise en place de nouveaux modèles de financements prenant en compte les attentes et les intérêts des patients.

3) Le numérique en santé :

Dans l’optique de moderniser le système de santé, Edouard Philippe et Agnès Buzyn souhaitent « accélérer le virage numérique ». L’objectif ? Améliorer la qualité des soins pour les patients et le quotidien des professionnels grâce aux nouvelles technologies.

D’ici 2022, le Gouvernement souhaite ainsi que chaque patient puisse avoir accès, en ligne, à ses données médicales et puisse partager et communiquer plus simplement avec le corps médical.

4) Les formations et les ressources humaines :

La réforme vise également à adapter les formations médicales et les ressources humaines. Dans la ligne de mire du Gouvernement : le numerus clausus des formations exigées qui pourrait bien disparaître, ou du moins, être profondément modifié dans les années à venir.

Autres enjeux importants de ce nouveau système de santé : valoriser les efforts et simplifier les conditions de travail des professionnels de santé en tenant compte des spécificités de chaque secteur, notamment le milieu hospitalier.

5) L’organisation territoriale des soins :

Dernier point, et non des moindres, auquel s’attaque le Gouvernement : l’organisation des soins dans le territoire. Pour faire face aux déserts médicaux, plusieurs solutions sont envisagées comme le développement de la télémédecine et des maisons de santé ou encore la diversification des modes d’exercice. Différents tests pourraient aussi être menés dans certaines régions afin de proposer des modèles inédits d’organisation des soins.

Afin de mener à bien ces différents « chantiers », le Premier ministre a annoncé la mise en place d’une rallonge budgétaire annuelle de 100 millions d’euros.

Chacun d’entre nous est invité à contribuer à cette réforme via une consultation numérique disponible à partir de mars 2018. La feuille de route détaillée et définitive devrait être proposée avant l’été.

 

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