Santé publique : renforcer la prévention contre les brûlures

Santé publique : renforcer la prévention contre les brûlures

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L’Agence nationale de santé publique a publié ce vendredi 22 juin les résultats d’une étude menée dans le cadre de ses missions de surveillance. Elle y dresse un bilan des cas de brûlures observés durant l’année 2014 ainsi qu’une analyse des caractéristiques des patients hospitalisés. Les chiffres de cette étude révèlent que la prévention reste primordiale pour éviter la survenue des brûlures et que les recommandations doivent être renforcées.

Brûlures : la situation en 2014

En 2014, les brûlures ont été à l’origine de près de 8 120 hospitalisations. Les hommes représentaient 62,8 % des cas et les femmes 37,2 %. Ces brûlures étaient accidentelles dans 9 cas sur 10 (93,7 %) et avaient eu lieu soit au domicile soit sur le lieu de travail. A la fin de l’année 2014, 190 personnes étaient décédées à l’hôpital à la suite de brûlures.

L’étude de l’Agence de santé publique montre également que les enfants âgés de moins de 5 ans ont été les plus touchés par les brûlures. Ils représentaient en effet 28,8 % des blessés soit plus de 2 300 hospitalisations. Les deux principales causes de brûlures au sein de la tranche d’âge 0-4 ans étaient le contact avec des liquides ou des solides chauds. Ayant une peau plus fragile que les adultes, les enfants se brûlent plus rapidement à des températures plus basses.

Une évolution en demi-teinte

L’étude de l’Agence de santé publique a permis d’établir un état des lieux précis et de mettre en avant l’évolution des cas de brûlures entre 2009 et 2014. Ainsi, il a été observé une diminution de la survenue de ces blessures puisque les chiffres sont passés de 13,8 cas pour 100 000 habitants en 2009 à 12,3 en 2014.

Malgré cette baisse encourageante, le nombre de patients hospitalisés pour brûlure reste élevé, ce qui confirme la nécessité d’aller plus loin dans les actions de prévention. L’enjeu consiste à renforcer les mesures déjà en place et de les étendre à des facteurs de risque qui ne sont que peu ou pas pris en compte.

Mieux vaut prévenir que guérir

Les brûlures peuvent laisser des séquelles physiques mais aussi psychologiques pour les victimes et leurs proches et leur prise en charge ainsi que leur traitement s’avèrent souvent coûteux. La prévention reste donc la meilleure façon de les éviter.

Des règles simples de prudence permettent ainsi de limiter les risques de brûlures au quotidien : surveillance de la température de l’eau du robinet et du bain, éloignement des casseroles, bouilloires, théières et autres appareils chauffants sont les mesures phares qui permettent de protéger toute la famille et notamment les enfants.

Les actions de prévention ont également porté sur l’amélioration de la sécurité au travail (en particulier sur les sites exposés aux feux, vapeurs, fumées ou explosions) et l’obligation d’installer des détecteurs de fumée dans les habitations.

Afin de renforcer la prévention, l’Agence de santé publique devrait amorcer une collaboration plus importante avec les établissements hospitaliers afin de déterminer les causes de brûlures, notamment par catégorie de produit, et les profils des victimes.

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