Semaine européenne de l’endométriose

Semaine européenne de l’endométriose

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La 15e semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose se déroule jusqu’au dimanche 10 mars. Cette maladie gynécologique complexe et encore mal diagnostiquée touche près d’une femme sur dix. L’objectif de cette semaine thématique est de sensibiliser le grand public et de faire connaître la maladie. Des événements sont organisés partout en France à l’initiative de plusieurs associations comme EndoFrance ou Info-Endométriose.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une pathologie gynécologique complexe qui concerne entre 1,5 et 3 millions de femmes en France. Elle est causée par la prolifération anormale de cellules de l’endomètre (le tissu qui tapisse la cavité utérine) en dehors de l’utérus. Ces cellules peuvent se fixer sur les trompes de Fallope, les ovaires, la vessie, le rectum… Tout comme l’endomètre, elles réagissent aux variations hormonales et déclenchent des réactions inflammatoires douloureuses, notamment au moment des règles. Le sang n’étant pas évacué, des irritations et des lésions peuvent apparaître sur des zones très innervées. Les douleurs se manifestent alors à tout moment, en dehors des menstruations. Lorsque l’endométriose est à un stade très avancé, des masses appelées endométriomes se développent sur les ovaires, ce qui entraîne des troubles de la fertilité et des difficultés pour concevoir un enfant. L’endométriose serait ainsi impliquée dans 30 à 40 % des cas d’infertilité.

Un diagnostic tardif

En moyenne, les femmes atteintes d’endométriose connaissent six à dix années de souffrances et d’errance diagnostique avant de découvrir la cause de leurs symptômes. Douleurs insupportables et invalidantes pendant les règles ou les rapports sexuels, fatigue extrême, crises de sciatique, difficultés pour uriner, troubles intestinaux (diarrhée, constipation) ne sont pas toujours pris au sérieux ou attribués à tort à une autre maladie. Certaines femmes pensent également qu’il est normal d’avoir mal pendant les règles et ne consultent pas leur médecin malgré les douleurs.

Pas de traitement définitif

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement définitif pour soigner l’endométriose. Une fois le diagnostic établi, deux solutions sont possibles. Le traitement hormonal permet de bloquer l’ovulation et la production d’œstrogènes. Le cycle menstruel et la maladie sont ainsi mis en sommeil, mais les lésions peuvent malgré tout progresser. En outre, les hormones entraînent des effets indésirables parfois gênants : bouffées de chaleur, douleurs osseuses, sécheresse vaginale. L’endométriose peut aussi être traitée par une chirurgie dite « conservatrice ». Les cellules disséminées en dehors de l’utérus et les lésions qu’elles ont provoquées sont éliminées. Ce type de chirurgie préserve l’utérus et les ovaires, ce qui laisse la possibilité d’une grossesse. Dans les cas très sévères, chez les femmes qui n’envisagent pas ou plus de grossesse, une ovariectomie (retrait des ovaires) peut être envisagée pour provoquer une ménopause.

L’association EndoFrance se mobilise

À l’occasion de cette semaine consacrée à l’endométriose, l’association EndoFrance organise une trentaine d’événements sur tout le territoire. Des rencontres, des ateliers, des stands d’informations, des tables rondes et des conférences avec des professionnels de santé auront lieu jusqu’à la fin du mois de mars. En parallèle, la station thermale de Challes-les-Eaux (Savoie) propose la première cure « endométriose », incluant des soins des muqueuses vaginales et vulvaires, des ateliers de sophrologie, de yoga et de diététique.

Pour en savoir plus sur cette maladie, n’hésitez pas à consulter notre fiche conseil : « Qu’est-ce que l’endométriose : symptômes et traitement ».

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