Service sanitaire : des étudiants pour promouvoir la santé

Service sanitaire : des étudiants pour promouvoir la santé

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Dès la rentrée 2018, les étudiants en santé mèneront des actions de prévention, notamment sur l’alcool, le tabac et les drogues, dans les établissements scolaires. Cette mesure intitulée « service sanitaire » sera obligatoire pour tous les cursus médicaux. L’objectif est double : familiariser les étudiants aux enjeux de prévention et promouvoir les comportements favorables à la santé auprès des jeunes.

Service sanitaire : de quoi s’agit-il ?

Le service sanitaire correspond à un ensemble d’actions de prévention menées par des étudiants inscrits en filières de santé et organisées auprès de jeunes dans les collèges, lycées et universités. L’idée est d’apprendre aux ados, lors de cours ou d’ateliers, les comportements favorables à leur bonne santé. Le dispositif a aussi vocation à se déployer dans les entreprises, EHPAD, structures médico-sociales ou encore les prisons.

Quatre thématiques principales sont privilégiées par le gouvernement : l’alimentation, l’activité physique, les addictions et la santé sexuelle et affective.

Pour les étudiants, le service sanitaire obligatoire se déroulera en 3 temps :

  • Une formation spécifique pour acquérir les connaissances, compétences et savoir-être nécessaires à l’intervention auprès du public.
  • Des interventions dans des lieux donnés pour délivrer les messages de prévention adaptés au public, animer des ateliers et participer à des actions.
  • Un débriefing et une évaluation pour échanger sur cette expérience avec les référents du programme.

Ce service représentera l’équivalent d’une période de trois mois de formation, continue ou discontinue.

Service sanitaire : une réponse aux inégalités en santé

Promesse de la campagne d’Emmanuelle Macron, le service sanitaire sera mis en place dès la rentrée prochaine, comme l’ont annoncé Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ce lundi 26 février.

Pour les étudiants (futurs médecins, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, …), l’objectif est d’apprendre les enjeux de la prévention primaire et de la promotion de la santé et de devenir plus autonomes. Ils pourront ainsi développer leurs compétences à mener des actions auprès de tous les publics.

Mais la véritable ambition de ce projet est d’assurer des actions de prévention, notamment auprès des jeunes et des publics fragiles, afin de lutter contre les inégalités territoriales et sociales en matière de santé. Un service utile lorsque l’on sait que 25 % des jeunes de 17 ans fumaient quotidiennement en 2017 et que 66 % des jeunes déclaraient avoir bu de l’alcool au cours du mois écoulé cette même année.

« Aujourd’hui les différences d’espérance de vie, et généralement les inégalités sociales de santé sont trop importantes, et elles sont pour une part liées à un accès inégal aux comportements favorables » a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

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