Sida : comment se faire dépister contre le VIH ?

Sida : comment se faire dépister contre le VIH ?

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À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, ce vendredi 1er décembre, Santé publique France tient à rappeler les chiffres clés des infections par le VIH et les infections sexuellement transmissibles bactériennes en France.

Par ailleurs, en association avec le ministère des Solidarités et de la Santé, Santé publique France dévoile sa nouvelle campagne de prévention pour valoriser l’offre de dépistage. Une façon de rappeler les 4 techniques de dépistage existantes en France.

Sida et VIH : où en est-on ?

Les données publiées par Santé publique France dévoilent l’état des lieux de la contamination du VIH en 2016 en France. Il en ressort qu’environ 6 000 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, dont plus d’un quart à un stade avancé de l’infection cette année-là. En parallèle, le nombre de dépistages a augmenté, à hauteur de 400 000 tests en plus depuis 2010.

Deux faits mis en lumière restent néanmoins source d’inquiétude. D’abord, le nombre d’hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HS) qui ont découvert leur séropositivité en 2016 ne diminue pas. En outre, les hétérosexuels nés à l’étranger reste une catégorie de population très touchée puisqu’ils constituent 39 % des découvertes.

4 modes de dépistage en France

Afin de valoriser les différents modes de dépistage, Santé publique France et le ministère des Solidarités et de la Santé lancent une campagne de prévention à destination du grand public, et notamment des populations les plus exposées au VIH. L’objectif ? Lever des barrières d’ordre psychologique (stress, crainte d’être stigmatisé, …) et d’organisation (manque de temps, difficulté à obtenir un rendez-vous, …).

Cette campagne se décline en 5 visuels représentatifs des populations cibles dans leur quotidien et met en avant les points positifs des 4 techniques de dépistage existantes.

Une affiche de la campagne de prévention. Source : Santé Publique France

1 – Le test dans un laboratoire d’analyses

Le test du VIH dans un laboratoire s’effectue avec ou sans ordonnance. Chaque patient peut alors être accompagné par une équipe médicale.

Avec une ordonnance, le test est pris en charge en partie par la sécurité sociale et en partie par la mutuelle. Sans ordonnance, le test n’est pas remboursé. Le coût ? Environ 15 €.

En 2016, 5,4 millions de tests ont été réalisés en laboratoire.

2- Le test dans un CeGIDD

Les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) proposent un dépistage gratuit, anonyme et sans rendez-vous. Vous pouvez retrouver la liste de ces centres sur le site Sida info service.

3- Le test rapide d’orientation diagnostique

Ce test rapide est proposé gratuitement par les associations impliquées dans la lutte contre le sida ou les CeGIDD. Il consiste à prélever une goutte de sang sur le bout du doigt du patient. Le résultat est disponible en seulement 20 minutes et doit être confirmé par une prise de sang s’il est positif.

En France, un peu plus de 56.000 tests rapides ont été effectués en 2016.

4- L’autotest

Depuis chez soi, le dépistage est aussi possible grâce aux autotests. Ces outils de diagnostic permettent de réaliser un prélèvement sanguin soi-même facilement. Ils indiquent grâce à un système de bandes si le test est positif ou négatif. Tout test positif doit faire l’objet d’une confirmation par des tests plus poussés en laboratoire. Ces autotests sont disponibles en pharmacie.

Au total, 75 000 autotests ont été distribués l’an dernier.

En cas de rapport à risque, il est vivement conseillé de faire un test de dépistage. Un dépistage par prise de sang sera fiable au bout de 6 semaines après la prise de risque. En revanche, pour les tests rapides ou les autotests le rapport à risque doit dater de plus de 3 mois.

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