Sport sur ordonnance : le succès n’est pas au rendez-vous

Sport sur ordonnance : le succès n’est pas au rendez-vous

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sport ordonnanceDepuis 2016, grâce à la loi de modernisation du système de santé, les médecins sont habilités à prescrire une activité physique à leurs patients atteints de maladie chronique. L’intérêt ? Les encourager à faire du sport, afin qu’ils bénéficient de ses intérêts préventif et curatif. Pourtant, les praticiens sont encore trop peu nombreux à recourir à cette mesure, certains craignant des accidents cardiovasculaires par exemple.

Pour lever les freins et faciliter la prescription médicale de sport, y compris aux personnes cardiaques ou diabétiques, la Haute Autorité de Santé (HAS) vient de sortir un nouveau guide à destination des médecins français.

Plus de bénéfices que de risques !

C’est prouvé : l’activité physique a des effets bénéfiques sur la santé. Pour la Haute Autorité de Santé, les bénéfices sont d’ailleurs « largement supérieurs aux risques, même pour des personnes atteintes de pathologies chroniques ». L’Organisation mondiale de la santé recommande la pratique de 2 h 30 d’activité physique d’intensité modérée, en 3 à 5 séances par semaine.

Un manque de connaissances chez les médecins

Malgré tout, l’impact de l’activité physique sur la santé est encore insuffisamment connu des médecins. La HAS estime « qu’ils disposent de peu d’outils pratiques pour les aider à mener une consultation médicale ciblée et estimer le risque réel d’un événement cardiovasculaire grave (infarctus du myocarde, mort subite…) lié à la pratique de l’activité physique ».

Un premier guide pour faciliter la prescription

En réponse à ces besoins, le guide publié aujourd’hui par la HAS entend aider les médecins à promouvoir l’activité physique auprès de leurs patients. Il comprend :

  • Un socle de connaissances générales sur l’activité physique et ses impacts sur la santé ;
  • Le déroulé d’une consultation d’activité physique accompagné des outils pratiques (grilles, questionnaires, repères) ;
  • Des grilles d’évaluation du risque cardiovasculaire des patients ;
  • Des référentiels d’aide à la prescription d’activité physique pour les patients atteints de l’une des 6 pathologies suivantes : BPCO, maladie coronaire stable, hypertension artérielle, obésité, diabète de type 2 et AVC.

Les médecins sont invités à privilégier les activités physiques de la vie quotidienne en particulier les déplacements actifs comme le vélo, la marche ou monter les escaliers. Ce sont des activités sûres et facilement accessibles, en particulier aux personnes atteintes de maladies chroniques, âgées ou peu motivées.

Par la suite, la HAS envisage de poursuivre ses travaux en mettant au point de nouveaux référentiels pour d’autres situations : cancers, dépression, insuffisance cardiaque chronique, personnes âgées et femmes enceintes.

La publication de ces travaux est prévue pour 2019.

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