Syndrome prémenstruel, comment diminuer les symptômes ?

Syndrome prémenstruel, comment diminuer les symptômes ?

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Mal aux reins, seins douloureux, stress, déprime… Les jours précédant les règles sont loin d’être une partie de plaisir. Plus de 70 % des femmes se plaignent de symptômes aussi bien d’ordre psychique que physique. Les troubles décrits par chacune n’ont en commun que leurs caractères cycliques. Longtemps considéré comme de simples sautes d’humeur, le syndrome prémenstruel (SPM) est aujourd’hui bien établi. Pharma GDD vous conseille pour en finir avec ce cycle infernal.

Des symptômes multiples et un dépistage complexe

 

La particularité du syndrome prémenstruel (SPM) est qu’il se produit de manière cyclique, une à deux semaines avant les règles. La femme bénéficie ensuite d’une période de rémission d’une semaine. On ne peut parler de syndrome prémenstruel que si ce phénomène se produit durant plusieurs cycles consécutifs. Si 75 % des femmes ressentent des symptômes divers à l’approche des règles, seulement 20 à 50 % présenteraient un syndrome prémenstruel. Les manifestations cliniques sont variées et peu caractéristiques. Le SPM est frustrant à plus d’un titre pour les patientes, mais également pour les médecins. Le caractère intermittent du SPM est frustrant, car il ne permet pas un diagnostic facile, d’autant que la description des symptômes par la patiente n’est pas toujours précise. Aucun examen physique ou analyse sanguine ne permet de diagnostiquer avec certitude le syndrome prémenstruel. Aussi il sera demandé aux femmes de noter leurs symptômes et leurs évolutions.

Ces derniers interviennent entre 25 et 40 ans. Bien qu’on ait noté près de 150 signes, trois manifestations sont caractéristiques :

  • Tension mammaire : seins gonflés, tendus, hypersensibles et douloureux ;
  • Troubles neuropsychiques : signes dépressifs, troubles de l’humeur, céphalées, irritabilité, fatigue, troubles du sommeil et du comportement alimentaire ;
  •  Troubles digestifs : gonflement abdominal, nausées, vomissement, diarrhée, constipation.

Loin d’être anodins, ces symptômes peuvent réellement handicaper le quotidien des femmes qui en sont victimes. Travail, vie sociale et affective, la qualité de vie en est altérée dans son ensemble.

 

Une meilleure hygiène de vie

La première chose à faire pour limiter les symptômes est d’améliorer son hygiène de vie. Une alimentation plus équilibrée, un sommeil réparateur et un peu d’activité physique permettent dans la majorité des cas, de réduire sensiblement les symptômes prémenstruels. La première chose à faire est de réduire sa consommation de cigarettes si vous êtes fumeuse et celles d’excitants qui sont contenus dans le café, le thé, l’alcool et dans les boissons à base de cola.

Une étude publiée dans les années 1980 montre l’efficacité de la vitamine B6 sur les femmes souffrant de SPM, en prendre entre 200 et 800 milligrammes par jour, permettrait de diminuer le taux d’œstrogènes et augmenter le taux de progestérones dans le sang.

La modification de l’alimentation passe par la réduction de la consommation de sucres raffinés et de produits laitiers. En effet, ils favorisent l’élimination du magnésium, qui aide à combattre l’anxiété, le stress et les variations d’humeur. Il est également conseillé de diminuer le sel, les matières grasses animales telles que le beurre, le fromage et la viande. Vous pouvez cependant augmenter la consommation de fibres, contenues dans les légumineuses, les céréales complètes et les légumes.

L’alimentation équilibré doit être accompagnée d’une activité physique régulière. Si vous n’êtes pas sportive, quinze minutes de marche quotidienne suffisent et peuvent être accompagnées de séances de natation ou de vélo. Cela développera la présence d’endorphines qui procure un effet d’euphorie et d’apaisement sur l’organisme.

Des compléments en renfort

Une meilleure hygiène de vie peut ne pas suffire à diminuer significativement les symptômes. C’est pourquoi l’usage d’une ou plusieurs plantes pour les apaiser peut vous aider.

Les plus prisées sont l’onagre et le gattilier, qu’on peut trouver sous plusieurs formes : en extrait de plantes, en poudre à diluer ou en comprimés.

Le gattilier augmente légèrement le taux de progestérone dans le corps et favorise donc le rééquilibre hormonal, bouleversé à l’approche des menstruations.


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L’onagre va agir directement sur les ballonnements et sur la tension mammaire que peuvent ressentir de nombreuses femmes à l’approche de leurs règles.


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Ces traitements sont à privilégier pendant les deux semaines précédentes les règles, voire trois semaines, si les symptômes n’ont pas disparu au bout de plusieurs cycles.

 

Se détendre, une des clés

Soulager le syndrome prémenstruel passe aussi par une diminution du stress. Il est essentiel de prendre de vrais moments de détente pour se recentrer sur soi-même. C’est ce que prouve une étude datant de 2000, le massage de l’ensemble du corps réduit l’anxiété et le sentiment de déprime. Les chercheurs Hernandez-Reif et Martinez ont démontré que les symptômes du SPM pouvaient être diminués par une séance de massage, qu’elle soit faite par un spécialiste ou par vous-même. L’effet de ces messages n’est pas encore prouvé à long terme, mais ils peuvent soulager certains syndromes pendant les semaines qui précèdent vos règles.


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Enfin, prendre de la distance sur ses sensations et sur ses douleurs permet de diminuer leurs effets sur l’organisme. Pouvoir mettre une origine sur ces différents symptômes permet de s’en détacher et donc de moins se focaliser dessus. C’est un travail sur soi qui est souvent plus facile chez les femmes qui souffrent de SPM depuis longtemps, mais qui peut être mis en pratique dès l’apparition des symptômes.

 

Derniers recours : le traitement médicamenteux

Si le diagnostic peut souvent être établi par la patiente, il doit toujours être approuvé par un médecin. Médicalement parlant, le SPM n’est pas grave, mais si le changement d’alimentation, le sport et les compléments n’ont pas atténué les symptômes, un médecin pourra vous orienter vers une solution médicamenteuse. Les professionnels choisissent bien souvent de régler le déséquilibre hormonal par le biais de la pilule, qui évitera toute fluctuation des œstrogènes et des progestérones au moment des menstruations.  Dans tous les cas, gardez à l’esprit que n’est pas parce que les règles sont naturelles, que leurs désagréments le sont aussi.

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