Tampons : peuvent-ils vraiment être toxiques ?

Tampons : peuvent-ils vraiment être toxiques ?

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Tampons toxiquesEn augmentation depuis quelques années, le syndrome du choc toxique (SCT) est une maladie infectieuse pouvant entraîner de graves conséquences mais qui reste encore peu expliquée. Des chercheurs lyonnais ont lancé une collecte de tampons afin d’étudier ce phénomène.

Qu’est-ce que le syndrome du choc toxique ?

Le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse rare et grave. Il touche certaines femmes qui utilisent des protections intra-vaginales comme les tampons ou les coupes menstruelles. L’utilisation de ces dispositifs va bloquer le sang au niveau du vagin qui va lui-même entrer en contact avec une souche appelée staphylocoque doré (présente naturellement chez l’humain) et produire une toxine. Si cette souche entre en contact trop longtemps avec le fluide menstruel, cela va favoriser le développement de bactéries. La toxine va ensuite se répandre dans le sang et ainsi dans tout le corps. Les symptômes sont similaires à ceux de la gastro-entérite et rendent le corps rouge. Ils peuvent aussi être plus graves, et entraîner l’amputation ou la mort.

Une augmentation inexpliquée

Les cas recensés en France concerneraient des femmes de 13 à 36 ans. Le nombre de personnes touchées a augmenté en quelques années puisque de 2004 à 2014, les médecins ont pu observer une hausse de 20%. Cette augmentation n’est pas pleinement justifiée par les chercheurs. Ils pensent que ce phénomène peut être dû aux composants et à l’utilisation de tampons plus fréquente qu’avant ou aussi à l’alimentation. Les médecins conseillent donc de ne pas garder un tampon plus de 4 heures et de l’enlever si des signes de SCT apparaissent.

Des recherches pour mieux l’expliquer

Dans l’optique d’avancer dans les recherches, le Centre national de référence des staphylocoques à Lyon a lancé une grande collecte de tampons usagés. Ce qui va leur permettre d’analyser une grande quantité d’échantillons de bactéries et mieux comprendre la maladie. Si vous souhaitez participer, vous pouvez prendre contact avec le professeur Gérard Lina à l’adresse suivante : gerard.lina@univ-lyon1.fr.

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