Traitement du Coronavirus : une lueur d’espoir

Traitement du Coronavirus : une lueur d’espoir

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Alors que l’Italie, pays le plus sévèrement touché en Europe, prend des dispositions de confinement de sa population pour endiguer la propagation du Covid-19, les chercheurs chinois travaillent d’arrache-pied pour trouver un traitement efficace contre le coronavirus.

Le don de plasma d’anciens malades

On a appris que la Chine faisait appel aux personnes guéries pour donner leur sang afin d’en extraire le plasma. Les plaquettes et les globules rouges sont réinjectés au donneur. Ce plasma est ensuite transfusé à des personnes malades pour leur permettre de surmonter le coronavirus. Les efforts se concentrent actuellement sur la recherche d’un traitement qui permettent de sauver les personnes infectées à défaut d’un vaccin ou d’un médicament antiviral spécifique.

L’essai mené dans un hôpital de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie, sur 11 patients la semaine dernière redonne espoir aux patients le plus sévèrement atteints. En effet, le plasma des anciens malades contient des anticorps contre le coronavirus et ce sont eux qui vont aider l’organisme à lutter contre le virus. A ce jour, une des personnes ainsi traitées a pu regagner son domicile, une peut désormais se lever et marcher et les 9 autres sont en voie de guérison. Ces résultats très encourageants ont amené les autorités chinoises à lancer un appel au don du sang auprès de sa population.

La communauté médicale internationale salue ces résultats et rappelle que d’autres maladies ont déjà, par le passé, étaient traitées par ce genre de thérapeutique. L’OMS souligne également qu’il faut veiller à bien respecter les protocoles de purification du sang et de sélection des donneurs. Les produits dérivés du sang sont en effet susceptibles de transmettre d’autres virus comme les hépatites B et C ou le VIH. De plus, des questions demeurent sur le meilleur moment pour proposer cette thérapeutique aux malades et quels peuvent être les malades concernés.

Pour l’essai, ce sont des patients sévèrement atteints qui ont ainsi été traités. Les médecins chinois assurent quant à eux que toutes les précautions ont été respectées et que la « transfusion de plasma est sans danger et efficace ».

Cet espoir devra être confirmé par des essais cliniques de plus grande ampleur afin de s’assurer également de l’absence de danger. Néanmoins, cette solution ne pourra pas être étendue de façon massive puisqu’elle dépend directement du nombre de donneurs. C’est pourquoi, parallèlement, d’autres essais thérapeutiques sont également menés.

La chloroquine : un traitement contre le paludisme

Autre bonne nouvelle apparue ces derniers jours, l’intérêt contre le coronavirus d’un antipaludéen connu depuis longtemps : la chloroquine.

Le responsable du pôle Infectiologie des hôpitaux marseillais, Didier Raoult, a en effet rapporté les résultats d’une étude publiée dans la revue BioScience Trends par des chercheurs chinois. L’essai clinique porte sur 100 malades répartis dans plusieurs hôpitaux. Il montre que la chloroquine est « plus efficace pour contenir l’évolution de la pneumonie, pour améliorer l’état des poumons, pour que le patient redevienne négatif au virus et pour raccourcir la durée de la maladie » comparativement au groupe ayant reçu un autre traitement.

Selon les chercheurs chinois, une dose de 500 mg de chloroquine par jour pendant 10 jours est suffisante. Ce que l’on ne connait pas en revanche, c’est la différence d’efficacité entre la chloroquine et l’autre traitement utilisé.

Didier Raoult souligne que ce traitement contre le paludisme est connu depuis plus de 70 ans, ne coûte presque rien (de l’ordre de 10 centimes la dose) et est sans danger.
Le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, a transmis ces informations aux autorités de Santé françaises et a demandé que des essais cliniques in vivo soient menés en France.

D’autres chercheurs appellent à la prudence, en rappelant que l‘efficacité in vitro de la chloroquine doit être confirmée par des études portant sur des milliers de patients. Ils soulignent également que la piste de la chloroquine avait déjà été évoquée lors de l’épidémie de SRAS en 2005 mais qu’il n’existe toujours pas de traitement contre ce virus.

Ces 2 pistes de recherche, même si elles demandent à être étayées, sont néanmoins un espoir dans la lutte contre ce virus qui a déjà fait plus de 2000 morts en Chine.

 

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