Tuberculose : un nouveau vaccin à l’étude

Tuberculose : un nouveau vaccin à l’étude

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tuberculose-vaccinLa tuberculose est l’une des maladies les plus virulentes dans le monde. Elle cause près de 1,7 million de décès chaque année. En France, on estime à 5000 le nombre de nouveaux cas par an. Une recrudescence notamment liée à l’ouverture des frontières au niveau international. La vaccination reste la meilleure façon de protéger la population, mais au fil du temps, celle-ci est devenue moins efficace.

Pour lutter contre la maladie, les chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille se sont donnés pour objectif de créer un nouveau vaccin dont les résultats seraient meilleurs que l’existant. Un pari nécessaire, mais loin d’être gagné d’avance.

Un vaccin insuffisant pour faire face à la maladie

Le vaccin contre la tuberculose a été créé en 1921 par Albert Calmette, docteur à l’Institut Pasteur de Lille, et Camille Guérin, vétérinaire et proche collaborateur du docteur. Il est renommé vaccin BCG ou vaccin bilié de Calmette et Guérin. Il est préparé à partir d’une souche atténuée de bacille tuberculeux bovin. Au début du XXe siècle, ce vaccin a permis de sauver des milliers de vies et il continue encore à protéger la population contre les formes les plus mortelles de la tuberculose.

Néanmoins, avec le temps, ce vaccin est devenu moins efficace. Les souches actuelles de BCG ne sont plus aussi protectrices qu’auparavant et elles ne parviennent plus à lutter contre les tuberculoses pulmonaires qui sont pourtant les formes les plus fréquentes et contagieuses de la maladie. Il apparaît donc nécessaire d’agir pour reconstruire un vaccin anti-tuberculeux aussi efficace que l’a été la version actuelle lors de sa création.

Un nouveau vaccin pour sauver des vies

Ce jeudi 22 mars, à l’Institut Pasteur de Lille, des chercheurs ont donc ré-ouvert des tubes contenant les souches originelles du BCG. C’est la première fois que des scientifiques tentent de telles recherches depuis Albert Calmette, d’après France Info. L’objectif ? Remettre en culture ces bactéries en espérant pouvoir les revivifier.

L’ouverture de ces fioles va également permettre aux scientifiques de déterminer qu’elles ont été les modifications génétiques initiales qui ont mené à l’atténuation de la bactérie et de mieux comprendre pourquoi les souches actuelles de BCG ne sont plus aussi efficaces qu’avant.

Une mission délicate sans garanti de succès après près d’un siècle. Mais d’après l’Institut, le jeu en vaut la chandelle : « le combat contre la tuberculose est un enjeu crucial de santé publique » rappelle les scientifiques dans un communiqué.

Pour soutenir l’Institut Pasteur de Lille dans son combat contre la tuberculose et faire un don en faveur de la recherche, rendez-vous sur le site internet www.pasteur-lille.fr.

 

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