Une victime d’AVC sauvée par un selfie

Une victime d’AVC sauvée par un selfie

343
0
<<<
>>>

Ils fleurissent sur les réseaux sociaux et sont souvent perçus comme superficiels mais pensiez-vous que les selfies pouvaient vous sauver la vie ? C’est ce qui est arrivé à Juanita Branch, 63 ans, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son histoire a été relayée par de nombreux médias outre-Atlantique et permet de rappeler les bons réflexes à adopter en cas d’AVC.

Un appel à l’aide sur les réseaux sociaux

Juanita Branch, habitante de Detroit dans le Michigan (Etats-Unis) était tranquillement chez elle quand elle a été touchée par un accident vasculaire sans s’en rendre compte. Elle était en train de prendre des selfies pour changer sa photo de profil sur Facebook et c’est en observant les clichés sur l’écran de son téléphone portable qu’elle s’est aperçue que son visage était tombant et sa bouche tordue. Déjà victime d’un mini-AVC en 2016, elle comprend immédiatement ce qui lui arrive et lance un appel à l’aide sur les réseaux sociaux. Quelques minutes plus tard, une ambulance arrive à son domicile mais Juanita ne pouvait plus s’exprimer correctement et avait perdu l’équilibre. Elle est alors rapidement transférée aux urgences et prise en charge par le docteur Jason Muir.

Les photos prises un peu plus tôt par Juanita permettent à l’équipe médicale d’avoir une idée relativement précise du moment auquel l’AVC s’est produit et d’établir qu’elle est encore dans le délai de quatre heures pour recevoir le tPA, un médicament anti-caillot.

Quels sont les signes d’un AVC ?

L’AVC est un phénomène qui ne prévient pas toujours avant de se produire et qui n’est pas forcément douloureux. Dans 8 cas sur 10, il se produit à la suite de l’obstruction d’une artère du cerveau par un caillot de sang. On parle alors d’infarctus cérébral ou d’AVC ischémique. Les autres cas sont des AVC hémorragiques qui se produisent après qu’une artère cérébrale se soit rompue. Les symptômes sont similaires mais le traitement ne sera pas le même.

Plusieurs signes physiques permettent de reconnaître un AVC. Les lèvres sont tombantes d’un côté, ce qui entraîne une déformation de la bouche et une impossibilité de sourire. Une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un seul côté du visage voire du bras et de la jambe sont également caractéristiques de la survenue d’un AVC. La personne touchée a des difficultés d’élocution ou de compréhension, des troubles de la vision et peut parfois ressentir des maux de tête soudains et violents.

La prise en charge doit se faire dès que les premiers symptômes apparaissent. Il faut contacter immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15. La gravité des séquelles dépendra de la rapidité des soins. Après un AVC, la personne peut être atteinte de troubles sensitifs, de la marche, de la mémoire, de l’équilibre ou du langage.

AVC : troisième cause de mortalité

Chaque année, 150 000 nouveaux cas d’AVC sont recensés en France. S’ils sont fréquents chez les personnes âgées, 25 % d’entre eux concernent des personnes de moins de 65 ans. L’AVC constitue la première cause de décès prématuré chez les femmes et de handicap physique chez l’adulte. C’est également la troisième cause de mortalité. Les principaux facteurs de risque sont l’hypertension artérielle, l’obésité, les antécédents cardiovasculaires, le tabagisme et l’excès de mauvais cholestérol.

Laissez votre commentaire