Vaccin du cancer du col de l’utérus : ce qu’il faut savoir

Vaccin du cancer du col de l’utérus : ce qu’il faut savoir

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vaccin cancer col uterus gardasilEn 2015, seulement 14% des filles étaient vaccinées, contre 28% en 2010.

Alors qu’en Grande-Bretagne par exemple, 70% des jeunes filles sont vaccinées, avec notamment la mise en place d’un programme de vaccination dans les collèges.

Une des principales raisons de ce rejet de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus en France : des plaintes de jeunes filles ayant développé une maladie auto-immune après leur vaccin, malgré des études ayant invalidé la responsabilité du vaccin.

Cancer du col de l’utérus : à quoi est-il dû ?

Les virus de la famille des papillomavirus (HPV) en sont la principale cause. Ces virus se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales, le plus souvent lors de rapports sexuels. Le préservatif ne protège que partiellement contre les HPV.

Environ 80 % des femmes sont exposées à ces virus au cours de leur vie. En général, leur corps parvient à les éliminer mais dans certains cas, ils provoquent des lésions qui peuvent évoluer en cancer des années plus tard.

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Quels vaccins sur le marché ?

Actuellement, il y en a 2 : le Gardasil et le Cervarix. Ils protègent contre 2 souches du virus, impliquées dans 70% des cancers du col de l’utérus.

Le Gardasil protège aussi contre des souches supplémentaires, responsables de verrues génitales. Il agit sur la diminution des lésions précancéreuses, qui peuvent évoluer vers un cancer.

Quand se faire vacciner ?

La vaccination est préconisée à partir de 11 ans. Les jeunes filles sont invitées à recevoir 2 doses avant 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans.

Dans tous les cas, le vaccin ne dispense pas d’un frottis régulier à partir de 25 ans (à un an d’intervalle la première fois, puis tous les 3 ans).

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Et les hommes ?

Le vaccin Gardasil est recommandé pour les hommes homosexuels car ils présentent des risques spécifiques (lésions précancéreuses et cancéreuses de l’anus, condylomes) et ne bénéficient pas de la protection indirecte apportée par la vaccination des jeunes filles. Ils peuvent en bénéficier jusqu’à l’âge de 26 ans.

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